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January 9, 2008

Wikipedia: Palaiseau

Filed under: Uncategorized — admin @ 7:10 pm

48°42′52″N 2°14′45″E / 48.71444, 2.24583

Palaiseau
Pays

France

Région Île-de-France
Département Essonne
(sous-préfecture)
Arrondissement Palaiseau
(chef-lieu)
Canton Palaiseau
(chef-lieu)
Code Insee 91477
Code postal 91120
Maire
Mandat en cours
François Lamy (PS)
2001-2008
Intercommunalité Communauté d’agglomération du plateau de Saclay
Latitude
Longitude
48°42′52″Nord
2°14′45″Est
/ 48.714567, 2.245696
Altitude 60m (mini) – 162m (maxi)
Superficie 15,1 km²
Population sans
doublescomptes
31 000 hab.
(2006 (est. INSEE))
Densité 2 053 hab./km²

Palaiseau (prononcer /palɛzo/) est une commune française située à 18 kilomètres au sud-ouest de Paris, sous-préfecture du département de l’Essonne, dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu d’arrondissement et du canton.

Domaine royal au VIesiècle puis à nouveau au XVIIIesiècle sur la route importante de Chartres à Paris, la commune s’industrialisa fortement dès le XIXesiècle avec l’arrivée de nombreuses voies de chemin de fer devint un centre ouvrier important, partie de la Banlieue Rouge, phénomène accentué dans la seconde moitié du XXesiècle avec la construction de nombreuses cité-jardins. Devenue sous-préfecture de Seine-et-Oise en 1962 puis de l’Essonne en 1968, elle accueille l’École polytechnique et des centres de recherche de Danone et Thales.

Ses habitants sont appelés les Palaisiens.

Sommaire

Géographie

Type d’occupation[1] Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 51% 592,05
Espace urbain non construit 13% 154,92
Espace rural 36% 420,56

Palaiseau est située dans la grande banlieue parisienne, dans la région naturelle du Hurepoix au bord de l’Yvette, au débouché de la Vallée de Chevreuse, étagée de 60 mètres dans la vallée à 162 mètres sur le plateau de Saclay, sur un terrain d’argile dans la vallée, de sable et de meulière sur les hauteurs. Elle occupe 1 151 hectares dans un rectangle d’approximativement 5,6 kilomètres de long et 3,1 kilomètres de large, dont 155 hectares d’espaces verts, 420 hectares d’espaces ruraux principalement sur le plateau[2]. Sur le plateau, des rigoles canalisent le ruisseau de Corbeville depuis Orsay jusqu’à l’étang de Saclay en passant par la forêt domaniale: rigole de l’État, rigole des granges et rigole domaniale. Huit ponts et huit passerelles permettent de franchir l’Yvette dont un pour accéder au stade, un pour l’autoroute A 10, un pour la LGV Atlantique et une pour accéder à la piscine.

À proximité de la gare de Lozère, un escalier, appelé «Sentier de la Gloire» par les étudiants, mène au plateau et à l’école Polytechnique par la Troche sur un dénivelé de 50 mètres.

La ville est traversée du nord au sud puis d’est en ouest par l’ancienne ligne de sceaux, aujourd’hui ligne B du RER, et dispose de trois gares sur son territoire: Gare de Palaiseau, Gare de Palaiseau – Villebon et Gare de Lozère. La gare de Massy-Palaiseau, nœud ferroviaire des RER B et C et du TGV Atlantique dessert aussi Palaiseau, mais se trouve sur le territoire de Massy. La commune est aussi traversée sur sa partie est du nord au sud par l’autoroute A 10 et la LGV Atlantique et sur sa partie nord d’est en ouest par la Route nationale 444. La RD 988 traverse la totalité de la commune d’est en ouest, elle serpente à travers la vallée de Palaiseau à Limours. La RD 36 débute aussi à Palaiseau, se poursuit dans le département des Yvelines jusque Trappes à travers le plateau de Saclay.

Palaiseau est située à 18 km au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, 18 km au nord-ouest d’Évry, 3 km au sud-ouest de Massy, 4 km au nord-ouest de Longjumeau, 5 km au nord-est d’Orsay, 9 km au nord-ouest de Montlhéry, 12 km au sud-est de Versailles, 14 km au nord-est de Limours-en-Hurepoix et 32 km au nord d’Étampes.

Communes limitrophes

Au nord, la commune est limitrope d’Igny, au nord-est, de Massy dont elle partage la gare principale, à l’est, la petite commune de Champlan, au sud-est et sud, l’Yvette sépare la commune de Villebon-sur-Yvette. Au sud-ouest, Palaiseau partage des quartiers avec Orsay (La Troche, Lozère), sur le plateau de Saclay, la commune est liée à Saclay à l’ouest et Vauhallan au nord-ouest.

Vauhallan Igny Massy
Saclay,
Plateau de Saclay
N Champlan
O Palaiseau E
S
Orsay,
Université Paris-Sud 11
Villebon-sur-Yvette Villebon-sur-Yvette,
Villebon 2
Enclave: {{{enclave}}}

Climat

Palaiseau, située en Île-de-France, bénéficie d’un climat océanique. En moyenne, la température relevée s’établit à 11,2°C avec une maximale de 14,8°C et une minimale de 7,1°C. La température réelle maximale intervient en août avec 24°C et la minimale en janvier avec 1°C. Elle se distingue de Paris par un écart constant de température de -2°, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de 50 millimètres par mois et un total de 615,4 millimètres de pluie.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1798
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 51.9 44.8 50.8 46.6 57.8 50.5 50.1 46.5 52.0 53.2 58.1 53.1 615.4
Source: Climatologie mensuelle – Antony, France

Les transports

La commune est desservie par divers grands axes qui la rendent accessible en voiture depuis Paris:

  1. de la Porte de Saint-Cloud par l’ex-RN 10 puis par la RN 118, direction Orléans/Chartres, sortie «Palaiseau, Igny, gare de Massy-TGV» puis par la RN 444.
  2. de la Porte d’Orléans par l’ex-RN 20 puis la RN 188, sortie «Palaiseau».
  3. de la Porte d’Orléans par l’Autoroute A 6a, ou de la Porte d’Italie par l’A 6b, bifurcation A 10 en direction de Bordeaux/Nantes, sortie «Massy, Palaiseau, Villebon-sur-Yvette».

Elle dispose aussi de connexions ferroviaires par le RER B: direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse, stations «Massy-Palaiseau», «Palaiseau», «Palaiseau-Villebon» et «Lozère»; le RER C: correspondance à Massy-Palaiseau avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse; la Gare de Massy-TGV: correspondance à Massy-Palaiseau avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

L’Aéroport d’Orly est accessible par l’Orlyval, et une correspondance à Antony avec le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse. L’Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est accessible lui directement par le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse, en environ 1h30.

Les Bus RATP 199 (stations «Baudot», «Flaubert», «Stalingrad», «Pierre Curie»), Noctilien N122 (stations «Massy-Palaiseau», «Édouard Branly», «Palaiseau-Villebon») et Noctilien N63 (station «Massy-Palaiseau») entre 0h30 et 5h30, les autobus Daniel Meyer (DM12 et DM153): station «Massy-Palaiseau RER» ou stations «Flaubert», «Stalingrad», «Ambroise Croizat», «Léon Blum» et «Gutenberg», le réseau autobus Les Cars d’Orsay (006-008 et 006-019) et enfin le réseau autobus TransEssonne (91.03, 91.05, 91.06 et 91.10) desservent la commune.

Lieux-dits et quartiers

Palaiseau peut être divisé en 5 grands ensembles:

  • Quartier Rue de Paris, qui correspond au centre-ville du nord au sud,
  • Quartier du Pileu,
  • Quartier du Plateau,
  • Quartier des Hautes et Basses Garennes,
  • Quartier de Lozère.

Toponymie

Le nom de la commune serait issu du mot latin Palatolium signifiant petit palais, en référence au petit château royal que possédait Childebert Ier.

Histoire

Carte de “Palaifeau” selon Cassini

Château de Palaiseau au XVIIesiècle

Les origines

L’histoire de Palaiseau débute avec la construction pour Childebert Ier d’un petit château, dénommé palatolium en latin, qui donna son nom au lieu. Plus tard, la reine Bathilde, épouse du roi Clovis II s’y installa avec son fils, Clotaire. Elle fut à l’origine, avec le moine Saint Wandrille, d’une abbaye à proximité du château.

L’existence du site est attestée à partir du 25 juillet 754, date à laquelle Pépin le Bref fit don du domaine de Palaiseau et de ses dépendances à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette terre s’étendait alors sur les communes actuelles de Palaiseau, Orsay, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Saclay, Vauhallan et Villebon-sur-Yvette. Des impôts importants devaient alors être versés à l’abbaye.

Palaiseau, domaine partagé

En 950, le domaine fut cédé à Guérin dit «le Vieux», premier seigneur laïc, vassal du roi de France. Mais vers l’An mil, et jusqu’au règne de Philippe-Auguste, le domaine était éclaté entre près de 10 seigneurs. En 1099, l’un d’eux, le chevalier Gontran de Lozère se couvrit de gloire lors de la prise de Jérusalem en égorgeant plus de cent musulmans. De retour il céda son fief du lieu dit Fourcherolle à l’abbé Bertrand.

En 1262, le seigneur de Palaiseau décéda, saint Louis donna sa fille Jeanne en mariage à un Le Brun, qui devint seigneur de Palaiseau. Cette famille resta sur le domaine jusqu’au XVesiècle, date à laquelle Jacques Le Brun décéda sans descendance. La seigneurie fut alors transmise à sa sœur, une autre Jeanne, épouse du chevalier Guillaume II de Harville. Ce dernier fut tué en 1415 à la bataille d’Azincourt. Son fils étant trop jeune, le domaine sans chef tomba en 1417 devant les assauts de Jean sans Peur, comme les châteaux de Montlhéry, Marcoussis et Dourdan. La cité fut alors confiée par Henri V à la garnison de Montlhéry. En 1430, Thomas Burcho, écuyer anglais fut fait seigneur de Palaiseau. En 1436, Guillaume III de Harville récupèra le fief de Palaiseau. La famille resta implantée jusqu’au XVIIIesiècle.

Au XVIIesiècle, Louis XIII érigea le domaine en marquisat pour récompenser Anne-Antoine de Harville, qui fut gouverneur de Calais de 1622 à 1627. En 1652, la ville fut frappée par la peste. En 1701, François de Harville décéda et le domaine revint à son gendre, Nicolas-Simon Arnauld de Pomponne, fils du diplomate et ministre Simon Arnauld de Pomponne. Le 1eraoût 1758, la seigneurie et chastellenie fut vendue au roi Louis XV et en 1760, Mademoiselle de Sens échangea avec le roi la seigneurie de Palaiseau contre celle du Charollais, mais elle décéda en 1765. La seigneurie revint donc à son demi-frère, le prince Louis-Joseph de Condé. Il posséda Palaiseau, son château et son domaine jusqu’à la Révolution. C’est lui qui engagea le père de Joseph Bara comme garde-chasse. En 1714, le prêtre Joseph Lambert ouvrit la première institution d’instruction gratuite pour garçon à Palaiseau.

La Révolution fit son office, le 24 janvier 1790, l’assemblée locale fut élue, le prince Louis-Joseph de Condé fut le dernier seigneur de Palaiseau. Le 14 novembre 1790, deuxième élection de l’assemblée locale. Première grande décision de cette assemblée, en 1805, la constitution d’un corps de sapeurs-pompiers. En 1815, Palaiseau devint célèbre avec une représentation au théâtre de la Porte Saint-Martin de la pièce «La Pie Voleuse ou la Servante de Palaiseau» écrite par Laigniez et D’Aubigny. En 1833, la ville fit l’acquisition d’une pompe à bras. En 1848 fut décidée l’implantation à Palaiseau d’une brigade de gendarmes à pieds. En 1856, la tour de l’église saint-Martin fut dotée d’une flèche de 26 mètres et d’un paratonnerre. Et en 1864, Palaiseau vit l’ouverture d’un bureau de Postes et télégraphes.

Le XIXe siècle, l’essor

La gare de Palaiseau au début du XXe siècle.

En 1845 débuta la construction de la ligne de Sceaux, inaugurée le 23 juin 1846. Le 29 juillet 1854, elle fut prolongée jusqu’Orsay, et fusionna avec la Compagnie d’Orléans. Palaiseau qui était depuis longtemps un relais de poste sur la route de Chartres à Paris devint accessible rapidement par les parisiens grâce à ses trois gares: Palaiseau, Palaiseau-Villebon et Lozère. D’abord des écrivains (Georges Sand, Alexandre Dumas Fils, Charles Péguy…) puis des anonymes construisirent de riches demeures sur les coteaux ou dans la vallée.

En 1870, Palaiseau accueilli une usine à gaz d’éclairage qui remplaçait l’éclairage public à huile installé en 1843. Mais le 18 septembre 1870, Palaiseau fut occupée par 35 000 prussiens, ils ne quittèrent la commune que le 14 mai 1871. Cet épisode décida l’État-major à protéger la capitale par des places fortes. Palaiseau, par sa situation dominante sur la vallée de l’Yvette fut choisie. Un fort et deux batteries furent construits sur les hauteurs en 1879.

En 1880, la ville devint carrefour de communication. À la ligne de Sceaux s’ajouta la ligne de Grande Ceinture dont la gare de Massy – Palaiseau fut inaugurée le 1ermai 1880. Le 11 septembre 1881, le sculpteur Albert Lefeuvre offrit à la commune une sculpture représentant le héros «adoptif» de la commune, Joseph Bara. Néanmoins, il participe de la légende en le représentant un sabre à la main, alors que le jeune homme n’était que tambour dans le 8e régiment de hussards

En 1913, la commune passa à l’éclairage électrique avec une concession accordée à Sud-Lumière. Mais à nouveau la Grande Guerre meurtri la ville. D’autant plus qu’en février 1917, l’explosion de l’usine de munition Loyer située près de la gare de Massy – Palaiseau déclencha un petit cataclysme dans toute la vallée. En 1922, la ville poursuivit son essor avec l’ouverture des établissements Despreux Frères, qui devinrent plus tard la Société de Fabrication d’Instruments de Mesures. En 1932 ouvrit un hôpital-hospice. En 1937, à la gendarmerie s’ajouta un commissariat de Police.

La guerre toucha une nouvelle fois Palaiseau, occupée par les allemands qui établirent une kommandantur et stationnèrent deux bataillons de la Wehrmacht et la SS au château de Villebon-sur-Yvette. Elle ne fut libérée que le 24 août 1944 par la Division Leclerc.

Depuis, Palaiseau qui a longtemps fait partie de la Banlieue Rouge de Paris a poursuivi son essor pour devenir le pôle principal du nord-ouest essonnien. En 1948, elle devint Centre principal de secours contre l’incendie, en 1962 sous-préfecture du département de Seine-et-Oise, puis en 1968 du département de l’Essonne. En 1976, l’École polytechnique s’installa sur le territoire de la commune, suivie par l’ENSTA et l’ONERA. Les quartiers du Pileu, des Garennes furent lotis, des grands ensembles furent construits et des équipements collectifs ajoutés pour répondre aux nouveaux besoins des palaisiens.

Démographie

Évolution démographique

Jusqu’à la moitié du XIXesiècle, la population est restée relativement stable. L’arrivée du chemin de fer venant de Paris permit l’installation de parisien cherchant un cadre bucolique. La guerre de 1870 fit perdre 100 personnes à la commune. Après guerre, la population de Palaiseau a considérablement augmenté avec la construction de nombreuses cité-jardins[3],[4] pour accueillir les rapatriés d’Algérie et les parisiens qui ne disposaient pas de logements salubres. Entre 1946 et 1975, la population a été multipliée par 3. Ensuite, la population a relativement stagnée. De futurs projets immobiliers sur le plateau de Saclay devrait accroître le nombre de résidents.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 639 1 599 1 740 1 634 1 633 1 675 1 716 1 761 1 846
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 919 1 912 2 029 1 949 2 464 2 409 2 627 2 701 2 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 808 3 024 3 450 4 555 5 962 7 264 7 878 8 029 10 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
16 326 23 343 28 716 28 369 28 395 28 965 31 000 - -
Nombre retenu à partir de 1962: population sans doubles comptes

Source: Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui[5]
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

La population de Palaiseau est relativement homogène, même si l’on note un relatif déficit d’habitants âgés de plus de 75 ans. Toutefois, elle reste proche de la moyenne régionale pour l’ensemble de la répartition. Malgré la présence de l’École Polytechnique, la population étudiante ne modifie que peu la répartition de population.

Pyramide des âges à Palaiseau en 1999[6] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 Avant 1904 0,2
3,4 1905-1924 5,8
11,6 1925–1939 13,4
18,8 1940-1954 19,4
24,3 1955-1969 23,6
21,9 1970-1984 19,8
19,9 1985-1999 17,9

Administration et politique

Palaiseau est le chef-lieu de l’arrondissement et du canton représenté par la conseillère générale Mme Catherine Poutier-Lombard (PS) et la conseillère régionale Mme Véronique Carantois (UMP). Son maire actuel, M François Lamy (PS) est aussi député de la 6e circonscription de l’Essonne et président de la CAPS. 35 élus siègent au conseil municipal, répartis en 13 pour le groupe PS, 5 pour le groupe Palaiseau Autrement, 2 pour le groupe Verts, 7 pour le groupe PC, 8 pour le groupe l’Union pour Palaiseau (UMP et UDF. La commune est le centre de la juridiction d’instance et rattachée aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry, à la cour d’appel de Paris.

En 2006, la commune disposait d’un budget de 52647476 € dont 41814933 € de fonctionnement et 10832542 € d’investissement[7], de 2 292 logements sociaux (19,5% du parc d’habitation) dont 634 propriétés de la commune. Les taux d’imposition en 2007 s’élèvent à 21,48% pour la taxe d’habitation, 17,72% et 62,44% pour la taxe foncière (bâti et non bâti)[8], 15,69% pour la taxe professionnelle commune à l’ensemble des villes adhérentes à la CAPS[9]. Elle dispose d’un centre communal d’action sociale, d’une caisse des écoles et d’un OPAH.

La ville adhère à la Communauté d’agglomération du plateau de Saclay, au SIVIC (Syndicat Intercommunal pour le développement d’un réseau câblé de VIdéoCommunication) et à l’AVICAM (Association des VIlles pour le CAble et le Multimédia) pour le réseau câblé et multimédia, au SIOM pour la collecte des ordures ménagères, au Syndicat des eaux d’Île-de-France, au SIEVYB pour l’équipement des vallées de l’Yvette et de la Bièvre dont elle demande depuis plusieurs années à sortir, au SIAVHY pour l’aménagement de la vallée de l’Yvette et au SIAVB pour l’assainissement de la vallée de la Bièvre.

Maires de Palaiseau


Résultats politiques

Ancienne commune de la Banlieue Rouge de Paris, Palaiseau a gardé un fort ancrage à gauche, votant systématiquement pour les candidats socialistes à chaque élections. La présence de nombreuses cités ouvrières et de personnels de la fonction publique explique en partie cette situation.

La commune accueille les locaux d’organisations politiques: PCF, PS, ATTAC, Les Verts ou UMP. Le MODEM n’est pas représenté au Conseil municipal mais s’est créé via une association Réussir Palaiseau, présidée par le chef de cabinet du Maire de Massy.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours:[11]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours:

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores:

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores:

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours:

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours:

Élections référendaires:

Enseignement

La commune est rattachée à l’académie de Versailles. Elle dispose de nombreux établissements scolaires publics, onze écoles maternelles: Joseph Bara, Joliot-Curie, Paul Langevin, Jean Macé, Louise Michel, Docteur Morère, Epine Montain, Jean Moulin, Étienne Tailhan, Édouard Vaillant, Henri Wallon; Neuf écoles élémentaires: Roger Ferdinand, Joliot-Curie, Paul Langevin, Jean Macé, Docteur Morère, Eugène Deloges, Étienne Tailhan, Édouard Vaillant et Jules Ferry, Henri Wallon; Trois collèges: César Franck, Charles Péguy, Joseph Bara; Deux lycées: général Camille Claudel, professionnel Henri Poincaré. S’y ajoute deux établissements privés catholiques sous contrats: sainte-Jeanne-d’Arc (maternelle, élémentaire, collège et lycée) et saint-Eugène (collège et lycée).

Deux établissements spécialisés sont installés sur le territoire de la commune: l’Institut médico-professionnel Roger Lecherbonnier, pour les adolescents atteints de déficiences intellectuelles; un Centre d’aide par le travail.

La commune héberge en plus trois grandes écoles:

et un centre de recherche, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales, (ONERA).

La commune dispose d’un centre de vacances pour les colonies municipales à Bazolles dans la Nièvre, acheté dans les années 1970, [12] de 14 centres de loisirs accueillent les enfants pendant les vacances scolaires, et 11 associations encadrent la jeunesse palaisienne, dont les Scouts et Guides de France.

Santé

La commune ne dispose pas de clinique ou d’hôpital mais elle bénéficie d’un réseau de santé riche: 64 médecins dans la plupart des spécialités[13], 10 pharmacies[14], un Centre de Prévention Hygiène et Santé et des Centre de consultation médico-psychologique et médico-psycho-pédagogique, une maison de retraite.

La commune dispose d’antennes de la Croix-Rouge, d’Emmaüs, Les Restos du Cœur, du Secours catholique, du Secours populaire, d’ATD Quart Monde, d’Amnesty international.

Services publics

La qualité de sous-préfecture permet à Palaiseau de concentrer les représentations de services publics. La ville accueille en plus de la sous-préfecture, une gendarmerie, un commissariat de police, un Centre de secours et incendie, une agence locale de l’assurance maladie, une agence de la Caisse d’assurance vieillesse, un centre de planning familial, un centre de protection maternelle et infantile, un centre du trésor public et deux centres des impôts, une inspection départementale de l’Éducation nationale, un bureau central de la Poste, une agence de l’ASSEDIC, une agence de la DDE, deux offices notariales et neuf avocats rattachés au barreau d’Évry[15]. L’ancien hôtel de Police accueille depuis le 10 octobre 2005 un Centre de rétention administrative.

Jumelages

Vie quotidienne à Palaiseau

Le sport

Palaiseau s’est doté d’une charte depuis 1945, révisée en 1978 et 2004, régissant les relations entre la ville et les associations et entre les clubs eux-mêmes au-delà du Code du sport, Elle dispose aussi d’un service des sports et d’une école des sports, pour l’initiation des enfants scolarisés en école élémentaire. La commune recense 51 associations sportives sur son territoire.

Lors de la saison 2006/07, l’équipe de football de l’USP Palaiseau est parvenue en 32e de finale de la Coupe de France.

Enfin, la commune dispose de nombreux équipements sportifs:

La commune a été ville étape du Tour de France 1996 et sur le passage de différents autres tours.

La vie culturelle

La commune est dotée d’un service de développement culturel chargé de la programmation des manifestations et de la sensibilisation des plus jeunes à la culture. En matière d’infrastructure, la ville dispose de:

  • la médiathèque Georges Sand et trois bibliothèques à Lozère, le Pileu et les Hautes Garennes;
  • une École de Musique et de Danse;
  • une MJC;
  • deux théâtres, les 3 vallées et la Mare au Diable
  • un cinéma, les 4 Champs, en cours de rénovation, qui sera accessible aux personnes handicapées et malentendantes;
  • quatre salles des fêtes, la principale d’une capacité de 450 personnes, la salle Guy Vinet (100 personnes), la salle Marceau (50 personnes), et la salle de la rue Louise (30 personnes);
  • trois espaces publics numériques;
  • quatre maisons de quartier: Jacques Audiberti, Gérard Philipe, Jacques Brel et les Hautes Garennes.

La commune accueille en sus 51 associations à but culturel.

En matière de manifestations, la commune s’associe aux Journées européennes du patrimoine, à la Fête de la Science en association avec les grandes écoles présentes sur son territoire, au Printemps de l’Environnement.

Elle organise en mai les Zicalizes depuis 1996, festival de musique jamaïcaine, le Mois du film documentaire, et le Festival international du film scientifique chaque année, en novembre, en collaboration avec l’École polytechnique, les salons des peintres et sculpteurs de Palaiseau en juin et décembre.

Festivités

Plusieurs manifestations émaillent la vie de la commune: en février la fête des écoles, en mars le carnaval des enfants, en mai les Zicalizes, festival de musique jamaïcaine, en juin la fête des quartiers, les Guinguettes de l’Yvette, le premier week-end de juin, en association avec Villebon-sur-Yvette, la fête de la ville et la fête du sport, le dernier week-end de juin, des concerts, des spectacles, un repas champêtre, le bal et le feu d’artifice du 14 juillet, en septembre, le Mois du film documentaire, le premier samedi de septembre se tient le village des associations, le troisième week-end de septembre se déroulent les journées du patrimoine, le dernier week-end de septembre a lieu le vide-grenier du Bout Galeux, en octobre, la Fête de la Science, en novembre, le Festival international du film scientifique, le Téléthon est chaque année organisé en décembre.

Lieux de cultes

La paroisse catholique de Palaiseau[16], avec les églises saint-Martin, saint-Michel à Palaiseau, Notre-dame-de-la-Nativité à Lozère et la chapelle sainte Geneviève est confiée à la Communauté de l’Emmanuel par l’évêque d’Évry.

Palaiseau accueille aussi un temple de l’Église protestante évangélique, un autre temple de l’Église réformée de la Vallée de Chevreuse et le centre Heureka, centre de prières et méditation bouddhiste tibétain.

Économie

Trois gares du RER B desservent la ville: Palaiseau, Palaiseau – Villebon et Lozère. La gare de Massy – Palaiseau et ses emprises se trouvent pour leur part à cheval sur les territoires des communes de Massy, et de Palaiseau. En outre, la commune est facilement accessible par les autoroutes et voies rapides régionales. Elle attire ainsi un nombre important d’entreprise sur les trois zones dédiées à l’industrie, principalement les services aux entreprises: Les Glaises (26 hectares), Émile Baudot (11 hectares) et Gutenberg (4 hectares). La ville a en plus mis en place une pépinière d’entreprises, le Centre d’Innovation Technologique de Palaiseau. Jusqu’en 2006, Palaiseau possédait une usine bâtie en pierre meulière: la SFIM qui était spécialisée dans la fabrication de matériel électronique. Reprise par la société Sagem, cette usine qui était devenue une friche insalubre a été démolie en 2007 pour laisser place à de nouvelles installations industrielles et résidentielles. Implanté au cœur du pôle de compétitivité du plateau de Saclay, la ville tente de mettre en place un pôle de recherche et développement en haute technologie dans le quartier Ouest de Polytechnique. S’y sont déjà implanté le groupe Danone et son Vitapole et le groupe Thales pour compléter son centre de recherche d’Orsay. En parallèle de ces implantations industrielles, la commune accueille trois grandes écoles (École polytechnique, SupOptique et ENSTA), le centre de recherche de l’ONERA et la ferme expérimentale de l’Institut national agronomique Paris-Grignon. La commune est aussi le siège du Centre National de Supervision de l’opérateur Numericable qui gère l’ensemble des diffusions d’ïle-de-France[17]. Palaiseau dispose d’un tissu commercial riche de 272 commerces de proximité en centre-ville ou en périphérie. Des marchés sont organisés les jeudis et dimanche en centre-ville, mercredi à Lozère et samedi au Pileu.

En 1999, le taux de chômage s’établissait à 7,6% et le revenu moyen par ménages à 22 712 € par an[18]. La ville souffre néanmoins d’une grande disparité de population, entre les résidents des quartiers défavorisés et les 239 redevables de l’ISF en 1999. Ainsi, seul 56,4% de la population est propriétaire de son habitation, un appartement dans 61,3% des cas[19].

Un Rotary Club et un Lions Club agissent économiquement et socialement sur le territoire de Palaiseau. Une antenne de l’UFC-Que choisir est aussi présente sur la commune, comme celle du syndicat CGT.

Culture et Patrimoine

Patrimoine environnemental

Palaiseau est située à l’extrémité de la vallée de Chevreuse et à proximité de la vallée de la Bièvre. Relativement urbanisée, la commune possède encore de nombreux espaces verts, dont une forêt domaniale de plus ou moins 120 hectares, les bois de Fourcherolle et du Pileu, et de nombreux parcs et squares:

La commune dans le cadre de ses grands projets prévoit l’aménagement des rives de l’Yvette, la création d’une piste cyclable de cinq kilomètres sur le plateau de Saclay, reliée au travaux de site propre de transports en commun et de circulation douce en centre-ville[21]. Le GR 655, ancien sentier de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par la commune en descendant du plateau de Saclay et en suivant les rives de l’Yvette.

Patrimoine architectural

Palaiseau a conservé, protégé et mis en valeur un patrimoine architectural riche[22]:

Le syndicat d’initiative propose un circuit de découverte de la ville, intitulé Palaiseau, entre cours et jardins.

Personnalités

Héraldique

Bandé d’or et de gueules de six pièces, au chef de sable chargé à dextre d’un lion léopardé d’or.

Ce blason est adapté de l’ancien sceau de Ferry de Palaiseau, seigneur de Palaiseau et de Massy au XIIIesiècle pour son lion léopardé et des armes de la famille d’Arnauld de Pomponne, marquis de Palaiseau au XVIIIesiècle.

Mythes, légendes et anecdotes

  • Au VIesiècle, un moine du nom de Rigomer prêchait la parole de Dieu dans la contrée et guérissait les malades avec de l’huile sainte. Une jeune fille nommée Ténestine, touchée par la guérison de son père, décida de suivre le saint-homme. Mais la rumeur leur préta une liaison et les paysans se plaignirent auprès du roi Childebert Ier, qui reçu les jeunes gens dans son palais et leur dit: «Si vous êtes purs, que ces cierges s’allument d’eux-mêmes sur un signe de votre main». Les deux croyants prièrent et les cierges s’allumèrent. Pour célébrer ce miracle, le roi ordonna la construction d’une église à Vauhallan[29].
  • Une légende raconte que Joseph Bara serait né à Palaiseau avant de partir pour la guerre de Vendée et d’y mourir héroïquement en criant: «Vive la République». En fait, il semblerait qu’il soit né à Fontainebleau[30] et se soit installé avec son père, devenu garde-chasse du Prince de Condé[31].
  • En 1798, une auberge ouvrit sur la route de Chartres, appelée Auberge de l’Éléphant. Cette auberge existe toujours et elle a donné son nom au carrefour où elle est située. En 1991, une rumeur couru dans les écoles de la commune, un éléphant, bien réel celui-ci se serait échappé du Festival du cirque de Massy et aurait traversé la ville avant d’être maîtrisé, sur ce carrefour de l’Éléphant.
  • Palaiseau est citée dans la chanson de Gavroche dans la strophe: On est laid à Nanterre, C’est la faute à Voltaire, Et bête à Palaiseau, C’est la faute à Rousseau.
  • Certaines scènes du film Les Misérables ont été tourné dans l’hôtel de la Pie Voleuse, demeure du XVIIIesiècle.

Galerie

L’hôtel de ville, façade nord (XVIIIe siècle).

L’hôtel de ville, façade sud, ancienne demeure de François Denis Tronchet (XVIIIe siècle).

L’Église saint-Martin (XIIe siècle).

L’Église saint-Michel.

L’Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Lozère.

La Chapelle sainte Geneviève par Xavier Arsène-Henry.

La Poterne de l’ancien château seigneurial (XIIIe siècle).

L’hôtel de Condé (XVIIe siècle).

L’hôtel de Brière (XVIIe siècle).

Le tribunal d’instance (XVIIIe siècle).

La statue de Joseph Bara place de la Victoire (1881).

Le château d’Ardenay (XIXe siècle).

Le château de la Saussaye (XIXe siècle).

L’usine en pierre meulière de la Société de Fabrication d’Instruments de Mesure en 2006.

La salle des fêtes (1930).

La dernière locomotive à moteur diesel en 2007 à Palaiseau.

Le lac de Lozère et son kiosque.

Les rigoles du plateau de Saclay.


Pour approfondir

Articles connexes

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