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February 29, 2008

« Survivre avec les loups » : l’histoire n’y a pas survécu

Filed under: Article archivé, Belgique, Culture, Europe, Livre, Société — admin @ 5:00 am
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29 février 2008. – C’était une belle histoire, racontée dans un livre puis un film. L’histoire d’une petite fille juive, rescapée de la Shoah, qui a parcouru 3 000 kilomètres à pied, et a été adoptée par une meute de loup.

Mais voilà l’histoire qui devait se passer en 1941 a intrigué beaucoup d’historiens et de membres de la communauté juive, qui ont relevé incohérences sur incohérences. Après s’être retrouvée au cœur d’une polémique en Belgique, l’héroïne, qui a 70 ans aujourd’hui, Misha Defonseca n’a eu d’autres choix que d’avouer son mensonge.

« Je demande pardon à tous ceux qui se sentent trahis » a-t-elle déclaré dans le journal Le Soir de vendredi. « Ce livre, cette histoire, c’est la mienne. Elle n’est pas la réalité réelle, mais elle a été ma réalité, ma manière de survivre ».

Ce livre, publié en 1997, traduit en dix-huit langues, et vendu en plusieurs millions d’exemplaires a même été adapté au cinéma par Véra Belmont, cinéaste française.

D’après son acte de naissance, Misha Defonseca serait née en 1937, elle aurait donc eu quatre ans au moment de son périple et non huit comme indiqué dans le livre. Ses parents, issus d’une famille belge les De Wael, ont bien été déportés et assassinés pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais n’étaient pas juifs comme prétendu, plutôt résistants.

Misha Defonseca, qui, jusqu’à mercredi,se disait blessée, a fini par avouer « Oui, je m’appelle Monique De Wael, mais depuis que j’ai quatre ans, je veux l’oublier. Mes parents ont été arrêtés quand j’avais quatre ans. J’ai été recueillie par mon grand-père puis par mon oncle. (…) A part mon grand-père, j’ai détesté ceux qui m’avaient accueillie. Ils me traitaient mal. C’est vrai que, depuis toujours, je me suis sentie juive et plus tard, dans ma vie, j’ai pu me réconcilier avec moi-même en étant accueillie par cette communauté. (…) Alors, c’est vrai que je me suis racontée, depuis toujours, une vie, une autre vie, une vie qui me coupait de ma famille, une vie loin des hommes que je détestais. C’est aussi pour cela que je me suis passionnée pour les loups, que je suis entrée dans leur univers. Et j’ai tout mélangé. »

Son avocat Marc Uyttendaele déclare « Toute sa sa vie est un mélange de souvenirs de réalité et d’un univers intime qui s’est décalé de la réalité. Sa vérité n’était pas vraiment la vérité, ça lui a totalement échappé. »

Misha Defonseca qui ne désirait pas publier cette histoire, se dit avoir été obligée de le faire à la suite d’un contentieux financier avec son éditrice américaine, Jane Daniel.

Bernard Fixot, éditeur du livre, se dit consterné par cette histoire. « Elle va payer très cher tout cela. Je me sens coupable de ne pas avoir tout vérifié », a-t-il ajouté.

Sources


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Un site critiquant la censure finlandaise sur Internet a été fermé

29 février 2008. – La police finlandaise a ajouté le site internet de Matti Nikki, opposant à la censure de l’internet en Finlande, à leur nouveau filtre de sites pédophiles. En effet, depuis le début 2008 les fournisseurs d’accès finlandais bloquent certains sites d’après une liste noire fournie par la police. Il a été remarqué que le site de Matti Nikki (lapsiporno.info) a été censuré lorsque l’un des plus grands fournisseurs d’accès du pays a commencé à bloquer son site. Il est attendu que les autres fournisseurs suivent sous peu, lorsqu’ils mettront à jour leur liste noire, coupant l’accès au site de Nikki pour tous les finlandais.

Capture d’écran montrant la page de censure en haut, et le site de Nikki non censuré en bas.

Le site de Nikki critiquait vivement, depuis trois ans, la censure de l’internet. Il contenait de l’information et des brèves à propos de la façon dont la censure a été débattue et sa mise en place en Finlande, ainsi qu’une liste des sites actuellement censurés.

Le magazine finlandais Tekniikka & Talous a demandé au commissaire Lars Henriksson du bureau national d’investigation pourquoi le site de Nikki avait été bloqué. Sa réponse fût qu’il ne pouvait parler de cas particuliers, mais que les sites qui comportent des liens vers des sites pédophiles entraient dans le cadre de la loi. Cette interprétation semble pourtant en contradiction avec la législation finlandaise, qui est supposée s’appliquer uniquement à des sites comportant des images illicites, situés hors du pays. Lapsiporno.info ne pouvait en rien permettre l’accès à un contenu pédophile.

Mercredi, le NBI a confirmé que le site de Matti Nikki avait été bloqué car il énumérait les sites filtrés. La liste de Matti Nikki comportait les noms d’environ trois-quarts des sites censurés en Finlande, et démontrait que la liste noire de la police ne contenait pas uniquement des sites pédophiles. Nikki avait identifié les sites censurés en scannant un grand nombre d’adresses pour déterminer si l’accès y avait été interdit.

Le site de Matti Nikki montrait que les trois premiers résultats d’une recherche Google pour « pornographie gay » étaient censurés par la police, et que la plupart des sites bloqués est hébergée dans l’Union européenne ou aux États-Unis.

Leena Romppainen de l’Electronic Frontier Finland, organisation de défense des libertés individuelles, a précisé que les sites hébergés dans l’Union européenne auraient dû faire l’objet d’une action directe par les autorités locales s’ils contenaient véritablement un contenu illicite, au lieu de faire l’objet d’une censure. Elle a admis être déconcertée par le fait que soit son gouvernement censure illégalement des sites Internet, soit que certains pays de l’Union européenne restent dans l’inaction devant des sites pédophiles.

Matti Nikki pense que la majorité des sites bloqués sont surement des sites adultes légaux, et la police ne doit pas faire pas assez de recherche quand ils décident de les bloquer.

Le débat sur la censure sur l’internet fait rage dernièrement en Finlande. Des propositions sont sur la table pour étendre le filtrage des sites aux sites de paris en ligne, « sites liés au terrorisme », à la violence et aux sites qui ne respectent pas les lois sur le droit d’auteur.

Sur son site, Matti Nikki parle longuement, en finlandais et en anglais, des dangers posés par la censure à une époque où toute information aura comme support le réseau informatique, et peut être supprimée de façon immédiate et sans trace.

Sources

Sources anglophones
Sources finnophones


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Décès du chanteur allemand Ivan Rebroff

Filed under: Allemagne, Article archivé, Europe, Nécrologie, Russie — admin @ 5:00 am

29 février 2008. – Le chanteur allemand Ivan Rebroff, de son vrai nom Hans-Rolf Rippert, est décédé mercredi à l’âge de 76 ans d’un arrêt cardiaque.

Chanteur d’opéra baryton-basse disposant d’un registre vocal de quatre octaves et demie, mesurant près de deux mètres et pesant plus de 120 kilos, il est né le 31 juillet 1931 à Berlin et est devenu célèbre auprès du grand public pour son interprétation de chansons folkloriques russes comme “Kalinka“, “Les Nuits de Moscou” ou “Les Yeux noirs“.

Il prend le nom de Rebroff en 1953 après avoir suivi des études de chant à Hambourg et compose alors un personnage avec sa toque de fourrure interprétant le répertoire folklorique russe. En 1968, il interprète le rôle du laitier Tevje, dans la comédie musicale “Un violon sur le toit“, où il chante entre autres “Ah! Si j’étais riche“. Selon son imprésario, il aura joué le rôle de Tevje à 1476 reprises au total dans sa carrière.

Au total, il a donné 7 200 concerts en soliste, suivis par plus de 5,8 millions de spectateurs et a reçu 49 disques d’or. Selon le bureau de concerts Richard Weber, il est décédé des suites d’un cancer après avoir passé ses derniers moments sur l’île grecque de Skopelos où il vivait depuis des années.

Sources

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February 28, 2008

Plus de 1000 couteaux disparus à Laguiole

28 février 2008. – La brigade de recherche de la gendarmerie de Rodez enquête sur un cambriolage qui a eu lieu mardi matin à la coutellerie de Laguiole-Honoré Durand, située à Laguiole. La direction de l’entreprise, qui recense encore les pertes subies, annonce entre 1 000 et 3 000 pièces dérobées, soit entre 80 000 et 300 000 euros de préjudice.

La société, qui vient de subir son troisième cambriolage en deux ans et demi, avait déjà perdu 90 000 euros en 2005 suite au vol de 800 pièces dans la boutique.

Honoré Durand, gérant de l’entreprise, a déclaré à l’agence Associated Press : « J’ai été prévenu par l’alarme mais quand je suis arrivé, ils avaient vidé le magasin. Ils sont passés par la porte d’entrée en alu qu’ils ont complètement tordue pour pénétrer à l’intérieur. La période hivernale nous permet de renouveler nos stocks pour la prochaine saison. Maintenant, les stocks sont vides. Les couteliers ont travaillé deux mois pour rien »

Sources

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Déprime des ménages en France

Sommaire

28 février 2008. – L’INSEE vient de confirmer la baisse du moral des ménages en France. Selon l’institut, l’indicateur serait au plus bas depuis 1987, date de sa création, en passant de -34 à -35 corrigé des variations saisonnières. Selon l’étude ainsi réalisée, les Français « s’attendent à une dégradation de la situation du marché du travail au cours des prochains mois » indique l’agence Reuters.

Un signal d’alarme des économistes

Selon le chef économiste au cabinet de recherche Xerfi, Alexander Law, « L’opinion sur la situation financière personnelle est restée stable mais à bas niveau, tandis que l’évolution passée du niveau de vie en France a été jugée négative. Même les récents chiffres plutôt encourageants sur le front du chômage ne trouvent pas grâce aux yeux des Français (…) L’hypothèse de la déprime passagère doit être balayée : la situation s’apparente davantage à une dépression (…) Le solde d’opinion est revenu à son niveau de décembre, non loin de ceux de juillet, deux mois après lesquels l’inflation a augmenté ».

Interrogé par cette même agence, Mathieu Kaiser indique que « le poids croissant des dépenses contraintes dans le budget des ménages réduit leur marge pour réaliser d’autres achats. Les dépenses en biens durables devraient s’en ressentir dans les mois prochains, d’autant que le marché immobilier, en net ralentissement, n’est plus porteur d’achats de biens d’équipement du logement ».

Même son de cloche pour Jean-Louis Mourier de chez Aurel Leven : « C’est la situation la plus défavorable puisqu’il y a à la fois perception d’une augmentation du chômage et de l’inflation. Tout ce qui touche au revenu et à la situation financière en souffre, et du coup les perspectives d’achat se tassent ».

La France ne contrôle plus sa politique monétaire

La même source, Global Inside, par la voix de Diego Iscaro, rappelle que le « pire est que le gouvernement ne peut pas faire grand chose pour stimuler l’activité puisqu’il n’a pas le contrôle de la politique monétaire et qu’il n’a pas de marge de manœuvre budgétaire ».

Cette situation risque donc de s’accentuer après l’adoption définitive, par le Parlement français, du Traité de Lisbonne lequel verra l’abandon de nouveaux pans entiers de souveraineté nationale, notamment en politique d’immigration, de services publics.

La valse des étiquettes

En outre, la valse des étiquettes en matière de produits de première nécessité n’est pas étrangère à cette déprime. Selon Alexander Law « Les Français vivent de plus en plus mal la hausse des prix constatée dans leurs supermarchés (…) l’inflation perçue, et donc celle qui détermine les comportements de consommation, est bien supérieure à l’inflation “réelle” ».

Sources

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Les effets des antidépresseurs contestés par une étude britannique

28 février 2008. – Une étude portant sur les antidépresseurs de la classe des ISRS[1] montrerait que leurs résultats seraient identiques à ceux obtenus avec des placebos, c’est-à-dire une pilule remplie de sucre. Cette étude menée par l’université britannique de Hull est publiée récemment dans le très sérieux magazine Plos (Public library of science).

Les chercheurs britanniques ont du faire appel à la loi sur la liberté d’informations (le Freedom of Information Act), pour obtenir l’ensemble des 47 études cliniques réalisées portant sur 5 133 patients. La synthèse de ces documents serait accablante : les progrès par rapport à ceux traités au placebo sont quasi-nuls.

Le marché des antidépresseurs

Une étude datant de janvier 2004 menée par la « Drees », reprenant des données du Groupement pour l’élaboration et la réalisation de statistiques (GERS) estime que les ventes d’antidépresseurs ont été multipliées par 6,7 entre 1980 et 2001 en France, contre une multiplication par seulement 2,7 des ventes d’autres médicaments sur la même période. Cette tendance s’observe d’ailleurs dans le monde entier : la manne générée par les antidépresseurs est passée de quelques 640 millions de dollars de recettes annuelles en 1986, à 15 milliards de dollars en 2004.

Les produits critiqués

Depuis son lancement aux Etats Unis en 1988, plus de 40 millions de personnes ont pris du Prozac, soit des milliards de dollars pour le fabriquant, Eli Lilly. Ce laboratoire continue de faire de l’argent avec un brevet sur la fluoxetine tombé dans le domaine public en 2001.

Enfin, des risques de dépendance seraient possibles pour le Prozac d’Eli Lilly, le Zoloft de Pfizer, le Seropram de Lundbeck ou encore le Praxil et le Dexorat[2], commercialisés par GlaxoSmithKline-GSK. Les patients dépressifs devraient préférer « une demi heure de jogging tous les trois jours pendant quatre mois », comme préconisent certains psychiatres ou les praticiens en médecines naturelles.

Eli Lilly a formellement démenti les assertions de l’étude. Dans un commniqué, le fabriquant a indiqué qu’une « expérimentation médicale et scientique approfondie a démontré que la fuoxétine est un antidépresseur efficace. »

Notes

Sources

Copyright: © 2005 Lacasse and Leo. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

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L’augmentation de capital de l’UBS approuvée par l’assemblée générale

Filed under: Article archivé, Banque, Europe, Suisse, UBS, Économie — admin @ 5:00 am

L’UBS a obtenu l’accord de l’assemblée générale pour une recapitalisation.

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Ensemble des articles sur le sujet
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28 février 2008. – L’assemblée générale extraordinaire convoquée par la banque suisse UBS a accepté l’augmentation de capital proposée par la direction de la banque dans une ambiance très tendue et sous le feu de multiples critiques.

Sommaire

Première perte annuelle enregistrée

Première banque helvétique et dixième mondiale, l’UBS a annoncé, pour la première fois de son histoire, des pertes s’élevant à 4,4 milliards de francs pour 2007, principalement liées à la crise des subrimes aux États-Unis d’Amérique.

Suite à la présentation de ce bilan annuel, l’action en bourse du groupe a perdu près d’un tiers de sa valeur, forçant ainsi la direction de la banque à procéder à une importante recapitalisation. Une assemblée générale extraordinaire a ainsi été convoquée mercredi matin à la Halle Saint-Jacques à Bâle pour être consultée sur trois points, à savoir l’examen spécial des comptes, le versement en actions et non en numéraire du dividende 2007 et la proposition d’augmentation de capital d’UBS.

« Pinocchio de la finance »

Dans son discours d’ouverture devant 6454 actionnaires, représentant 53,78 % des voix, le président du conseil d’administration Marcel Ospel, sous le feu des critiques depuis l’annonce des résultats de 2007, a reconnu que la direction de la banque avait « mal apprécié certaines évolutions, cela ne fait aucun doute ». Interrompu à plusieurs reprises par des sifflets, il a toutefois assuré que « Les problèmes ont été identifiés » et « les mesures nécessaires [..] prises », promettant qu’il allait tout faire pour remettre la banque sur les rails.

Plusieurs des orateurs qui se sont succédés à la tribune s’en sont pris personnellement à Marcel Ospel, le traitant, entre autre, de « Pinocchio de la finance » et lui demandant à plusieurs reprises de démissionner. Thomas Minder, homme d’affaire suisse et à l’origine d’une initiative populaire contre les rémunérations abusives des grands patrons, lui a même lancé « Les deux millions de votre salaire sont incompréhensibles, Monsieur Ospel. Votre prestation ne vaut pas un centime ! » avant de se faire expulser de la salle par le service de sécurité.

Contrôle spécial rejeté

Le premier point à l’ordre du jour, portant sur une proposition de contrôle spécial des comptes déposée par la fondation genevoise Etho, a pris la plus grande partie de la séance, plus de 50 demandes d’interventions ayant été déposées. Ce ne sont finalement que moins d’une trentaine d’actionnaires qui auront pu s’exprimer, chacun ne disposant que de cinq minutes de temps de parole.

Après 4 heures et demi de débats, les actionnaires ont finalement rejeté la proposition par 314 millions de voix, contre 363 millions pour la banque, qui recommandait de refuser l’examen et 28 millions d’abstentions. La fondation Ethos a toutefois indiqué qu’elle se réserve la possibilité d’obtenir ce contrôle par voie légale, utilisant pour cela une loi suisse qui prévoit qu’un groupement d’actionnaires représentant deux millions de francs en valeur nominale peut demander un contrôle spécial.

Recapitalisation acceptée

Le second point à l’ordre du jour, qui n’était pas controversé, concernait une proposition visant à verser les dividendes en actions plutôt qu’en numéraires. Il a été approuvé par 671,465 millions de voix contre 31,759 millions.

Enfin, le dernier point portait sur la proposition de recapitalisation de la banque. Les actionnaires, moins nombreux et visiblement moins combattifs, ont largement approuvé cette proposition, jugée « décisive pour l’avenir de la banque » par la direction, par 599 millions de oui, contre 87 millions de non. Ainsi treize milliards de francs supplémentaire de capital seront apportés par le fonds singapourien GIC pour 11 milliards, et par un actionnaire anonyme du Moyen-Orient pour les deux milliards restants. Cette décision fait de GIG le plus important actionnaire de l’UBS.

Sources

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February 27, 2008

Les Farc libèrent quatre otages pour des raisons de santé

Le drapeau des farc.

27 février 2008. – La responsable locale du Comité international de la Croix-Rouge a annoncé sur une chaîne de télévision privée que quatre anciens parlementaires colombiens, retenus comme otages depuis au moins 6 ans par les Forces armées révolutionnaires de Colombie, ont été libérés mercredi en raison de leur état de santé.

La mission de sauvetage a été dirigée par le CICR avec la collaboration de la médiatrice et sénatrice colombienne Piedad Cordoba et le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Ramon Rodriguez Chacin. Jesse Chacon, le porte-parole du président Hugo Chavez, a confirmé lors d’une conférence de presse que les quatre ex-otages sont entre les mains des responsables, en état de voyager et en route pour Caracas où ils devraient arriver « dans les prochaines heures ».

Les quatre ex-otages sont tous d’anciens politiciens colombiens : Jorge Eduardo Gechem, alors Président de la Commission de paix du Sénat et émissaire du président colombien Andres Pastrana a été enlevé le 20 février 2002. Orlando Beltran est l’un des plus anciens otages, enlevé le 28 août 2001. Gloria Polanco avait été enlevée avec ses deux fils le 26 juillet 2001 alors que Luis Eladio Perez Bonilla, ancien président de la Commission des relations internationales du Sénat colombien, avait quand à lui été enlevé le 6 octobre 2001.

Sources


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France : vers une surveillance très étroite des internautes

Sommaire

27 février 2008. – Le journal « Les Échos » a révélé un projet de décret renforçant substantiellement la surveillance des internautes. Le texte, que le quotidien de l’économie s’est procuré, prévoirait une conservation plus longue des données collectées par les fournisseurs d’accès ainsi que par les opérateurs téléphoniques. Selon le quotidien, ce décret « liste en effet toutes les données susceptibles d’identifier tout créateur de contenu en ligne que les acteurs de l’Internet devront conserver durant un an : adresse IP, mot de passe, login (nom de connexion), pseudonyme, terminal utilisé, coordonnées de la personne physique ou morale, ou encore les identifiants de contenus. » Ce décret étend, en outre, son action envers les fournisseurs d’accès à l’Internet. Le Conseil d’État doit encore émettre un avis, non rendu public, sur le projet de décret.

Certaines réserves du CSSPPCE

Certaines réserves ont été émises par le CSSPPCE[1] le 24 octobre 2007. Selon le quotidien Les Échos, la commission aurait pris acte des inquiétudes suscitées par les différents acteurs de l’Internet. La commission reprocherait au texte son absence de « lisibilité et de cohérence du périmètre des données à conserver (…) conséquences de l’empilement des textes sur la lisibilité et la cohérence des obligations imposées (…) La liste des données [à conserver] reste floue », notamment sur toutes celles qui autorisent « l’identification de quiconque a contribué à la création du contenu ou de l’un des contenus des services » . Toujours selon la même source, les hébergeurs ne conserveraient « aucune trace des modifications faites sur le contenu et, de manière générale, sur les contenus qui se succèdent sur un site »[2]

En outre, la commission a ajouté que les mots de passe ne doivent être « pris en compte » puis a rappellé que l’adresse IP est, selon la CNIL, une donnée à caractère personnel pour en conclure : « qui paiera les coûts de stockage ? ».

Cette révélation a causé un certain émoi chez les différents acteurs liés à la vie de l’Internet d’autant plus qu’un second décret serait en préparation en ce qui concerne les cybercafés. L’affaire avait été mise au grand jour un an auparavant. Les acteurs de l’Internet avait qualifié de projet de « Big Brother » auquel Wikinews avait fait écho.

Le projet de décret

Les fournisseurs d’accès devront conserver les informations suivantes :

  • l’identifiant de la connexion,
  • l’identifié attribué par ces personnes à l’abonné,
  • l’identifiant du terminal utilisé pour la connexion,
  • les caractéristiques de la ligne de l’abonné.

Quand aux hébergeurs et pour chaque opération de création, de modification ou de suppression :

  • l’identifiant de la connexion à l’origine de la communicaiton,
  • l’identifiant attribué par le système d’information au contenu, objet de l’opération,
  • les types de protocoles utilisés pour la connexion au service et pour le transfert des contenus,
  • la nature de l’opération,
  • les date et heure de l’opération,
  • l’identifiant utilisé par l’auteur de l’opération

FAI et hébergeurs devront conserver les informations fournies lors de la souscription d’un contrat ou la création d’un compte par un utilisateur :

  • au moment de la création du compte, l’identifiant de la connexion à l’origine de la communication,
  • nom et prénom ou raison sociale,
  • adresses postales associées,
  • pseudonymes utilisés,
  • adresses de courrier électronique associés,
  • numéros de téléphone,
  • mot de passe, ou données permettant de le vérifier ou de le mofidier, dans leur dernière version mise à jour.

En cas de transaction payante :

  • type de paiement utilisé,
  • référence du paiement,
  • montant,
  • date et heure de la transaction.
Notes

Voir aussi

Sources

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Microsoft condamné à une amende de 899 millions d’euros par l’Union européenne

Le Berlaymont, siège de la Commission européenne.

  NASDAQ : MSFT  -  HKEX: 4338

Voir aussi
Ensemble des articles sur le sujet
Voir aussi Microsoft sur

27 février 2008. – La Commission européenne a condamné l’entreprise américaine Microsoft à une amende de 899 millions d’euros, pour ne pas avoir rendu ses logiciels plus ouverts assez rapidement.

Ce montant record a été calculé sur la base des astreintes journalières pour la période du 21 juin 2006 au 21 octobre 2007. Il est le plus important réclamé par la commission à une entreprise unique. En mars 2004, Microsoft avait déjà été condamnée par la même instance à une amende de 497 millions d’euros pour abus de position dominante. Lors de ce premier jugement, l’entreprise avait été sommée de rendre ses logiciels plus ouverts, en particulier en publiant les informations techniques nécessaires sur Windows XP et Windows Vista pour permettre à des produits concurrents d’interagir avec les siens, puis avait ajouté des astreintes journalières devant le manque de coopération.

La procédure judiciaire s’était terminée le 17 septembre par l’accord donné par Microsoft aux exigences formulées, ce qui avait mis fin aux astreintes journalières à partir de cette date. Il restait toutefois à chiffrer le montant définitif dû par Microsoft, estimé par l’entreprise américaine il y a quelques temps à 1,5 milliard d’euros dans le cadre de ce dossier.

Une autre enquête concernant Microsoft, ouverte en janvier dernier par la Commission, porte sur l’interopérabilité de la suite Office et sur l’intégration d’Internet Explorer dans le système d’exploitation Windows.

Paradoxalement, Microsoft avait annoncé la semaine dernière vouloir apporter d’importants changements dans sa politique d’ouverture, allant même jusqu’à définir quatre principes d’interopérabilité, qui visent à « assurer des connexions ouvertes, promouvoir la portabilité des données, renforcer le support des standards de l’industrie IT et promouvoir un engagement plus ouvert avec les clients et l’industrie, y compris les communautés open source ».

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