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January 31, 2007

États-Unis : la Maison Blanche refuse de communiquer des documents concernant sa politique sur le climat

Henry Waxman

31 janvier 2007. – Le Comité de la Chambre des Représentants des États-Unis pour la surveillance et la réforme du Gouvernement[1] a tenu hier[2] une audition sur l’accusation portée à l’égard de l’administration Bush qui aurait manipulé les données concernant le changement climatique dans le but d’« égarer le public en introduisant des doutes quant à la science du réchauffement global. » Le 23 janvier 2007, le président (de ce comité), le démocrate Henry_Waxman, et le républicain Thomas M. Davis avaient demandé des documents provenant du Conseil de la qualité environnementale[3] mais s’en étaient vus refuser l’accès.

Durant cette audition, Waxman a affirmé que : « le comité n’est pas en train d’essayer d’obtenir des secrets d’état ou des documents qui pourraient affecter notre sécurité nationale immédiate. Nous cherchons simplement des réponses à pourquoi l’équipe politique de la Maison Blanche a censuré de manière inappropriée des scientifiques gouvernementaux impartiaux. Nous savons que la Maison Blanche est en possession de documents qui prouvent la tentative menée par des hauts fonctionnaires d’égarer le public en introduisant des doutes quant à la science du réchauffement global et minimiser ainsi la dangerosité potentielle. »

Deux groupes de conseil privés, l’un d’entre eux étant l’association Union of Concerned Scientists[4], ont aussi présenté un aperçu d’un panel qui révèle que 279 scientifiques travaillant pour le gouvernement ont été soumis à pression afin de minimiser la menace due au réchauffement climatique dans leurs rapports. Au moins la moitié des ces 279 scientifiques indiquent avoir reçu l’ordre d’effacer toute référence au réchauffement global ou changement climatique dans leurs rapports. Les scientifiques cités travaillent tous pour une grande variété d’agences gouvernementales : NASA, Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Département de l’Agriculture des États-Unis, Département de l’Énergie des États-Unis, Département du Commerce des États-Unis, Département de la Défense des États-Unis et Ministère de l’Intérieur.

Notes

Lien externe

  • ((en)) United States House Committee on Oversight and Government Reform – Page d’acceuil

Sources

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January 30, 2007

France : un important incendie s\’est déclaré à l\’ancienne usine UNALITE à Saint-Usage

30 janvier 2007. – Le Centre d’incendie et de secours de Saint-Jean-de-Losne a annoncé un très important incendie à Saint-Usage, commune limitrophe.

Le vendredi 27 janvier 2007, vers 5 h 30, un incendie très important s’est déclaré sur le site de l’usine S.P.T.P., anciennement UNALITE, à Saint-Usage. C’est près de 52 000 m3 de copeaux de bois qui partent actuellement en fumée. Ceux-ci étaient destinés à alimenter une chaudière à bois de la société dans laquelle elle avait investi une somme conséquente.

Les pompiers, venus sur place, continuent toujours de circonscrire l’incendie. Il faudra encore 8 jours pour que les soldats du feu puissent venir à bout de ce sinistre.

Quant à l’origine du feu, les enquêteurs n’excluraient aucune piste.

Sources

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PSA Peugeot Citroën migre vers Linux

30 janvier 2007. – Le groupe PSA Peugeot Citroën a profité de l’ouverture du salon Solutions Linux 2007, pour annoncer officiellement la migration d’une partie de son parc informatique vers le système d’exploitation libre Linux. La date de l’annonce a également coïncidé avec le lancement officiel de la version grand public de Windows Vista, la nouvelle mouture du système d’exploitation de Microsoft.

C’est la distribution SUSE Linux Enterprise de Novell, dans ses versions Desktop et Server, qui a été choisie pour équiper les 2 500 serveurs et 20 000 des 75 000 ordinateurs de bureau dont dispose le groupe. La suite bureautique OpenOffice.org, un autre logiciel libre, développé par Sun Microsystems, Novell, et des programmeurs du monde entier, a également été retenue dans une version spécialement adaptée pour équiper tous les postes. La messagerie restera quant à elle gérée par Lotus Notes d’IBM.

La décision fait suite à une étude de faisabilité réalisée à la demande du groupe, et dont un pilote portant sur une trentaine de postes à la direction informatique, puis un autre sur 300 ordinateurs portables de cadres dirigeants se sont avérés concluants. D’après les responsables informatique de PSA Peugeot Citroën, la migration va permettre au groupe de répondre aux exigences de ses utilisateurs tout en réduisant les coûts.

De plus en plus de grandes entreprises et d’administrations envisagent de migrer tout ou partie de leur parc informatique vers Linux, et elles sont de plus en plus nombreuses à le faire.

Sources

  • Page Informatique de Wikinews Page « Informatique » de Wikinews. L’actualité de l’informatique dans le monde.


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La caméra principale du télescope spatial Hubble est tombée en panne

Le télescope spatial Hubble.

30 janvier 2007. – La caméra principale du télescope spatial Hubble est tombée en panne et n’est susceptible de pouvoir être réparée que partiellement, selon des rapports provenant de la NASA.

La caméra sur le télescope, appelée Advanced Camera for Surveys [1] ou ACS, peut être réactivée mais ne sera restaurée qu’à un tiers de sa capacité opératoire. Cette réparation sera probablement effectuée mi-février. La caméra est tombée en panne ce week-end, probablement en raison d’une défaillance de son alimentation en énergie de secours. C’est la troisième fois en un an qu’une telle panne de caméra se produit. La caméra fonctionnait sur son alimentation de secours depuis le 30 juin 2006 lorsque les ingénieurs ont permuté l’alimentation de la source principale (côté A) à la source secondaire (côté B) en raison d’un dysfonctionnement. Une réunion de revue a été décidée le 29 janvier pour considérer les options possibles et décider de la marche à suivre en conséquence. Leurs attendus seront publiés par la NASA le 2 mars 2007.

L’ACS, développée conjointement par quatre agences américaines, fut installée en mars 2002. C’est un système de trois caméras, filtres et disperseurs qui détectent des longueurs d’ondes allant du proche infrarouge à l’ultraviolet. Ce système fut conçu pour durer cinq ans, selon Preston Burch, directeur adjoint et directeur du programme pour le télescope spatial Hubble. La NASA a aussi spécifié que les quatre autres principaux systèmes du télescope ne sont pas affectés et fonctionnent normalement. Le travail de recherche reprendra cette semaine grâce à leur utilisation.

Une mission sur le télescope spatial prévue en 2008 devrait améliorer les capacités du télescope par l’adjonction de nouveaux appareils. L’impact qu’aura la défaillance de l’ACS sur cette mission n’est pas connu. Burch a indiqué dans un communiqué de presse sur le site internet principal de la NASA : « Il est important pour le comité d’évaluation de conduire une évaluation complète qui permettra de déterminer si des modifications des nouveaux instruments qui seront installés lors de la mission de service à venir sont nécessaires, ce qui nous permettra de maximiser le rendement scientifique du télescope. Nous continuons une excellente progression dans nos préparatifs pour la mission de service, qui est à présent programmée pour septembre 2008. »

Notes

Sources

Sources de l’article original

Sources complémentaires

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France : un important incendie s’est déclaré à l’ancienne usine UNALITE à Saint-Usage

30 janvier 2007. – Le Centre d’incendie et de secours de Saint-Jean-de-Losne a annoncé un très important incendie à Saint-Usage, commune limitrophe.

Le vendredi 27 janvier 2007, vers 5 h 30, un incendie très important s’est déclaré sur le site de l’usine S.P.T.P., anciennement UNALITE, à Saint-Usage. C’est près de 52 000 m3 de copeaux de bois qui partent actuellement en fumée. Ceux-ci étaient destinés à alimenter une chaudière à bois de la société dans laquelle elle avait investi une somme conséquente.

Les pompiers, venus sur place, continuent toujours de circonscrire l’incendie. Il faudra encore 8 jours pour que les soldats du feu puissent venir à bout de ce sinistre.

Quant à l’origine du feu, les enquêteurs n’excluraient aucune piste.

Sources

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January 29, 2007

Le dernier discours du président Bush sur l’état de l’Union suscite diverses réactions

George W. Bush lors du discours sur l'état de l'Union en 2005

29 janvier 2007. – Dans son dernier discours sur l’état de l’Union, discours prononcé lundi soir, le président Bush a, au plan intérieur, parlé du ralentissement économique aux États-Unis et de la nécessité de relancer la croissance. Il a proposé diverses solutions et se dit optimiste quant aux perspectives, à long terme, de l’économie américaine.

Au plan international, M. Bush a évoqué la guerre en Irak et la lutte globale contre le terrorisme. Là aussi, il a fait état de progrès sur le front irakien notamment ; une situation qui devrait permettre un retrait progressif des troupes américaines sur le terrain. Le président Bush a préconisé la poursuite de l’offensive antiterroriste.

Au lendemain de ce discours, la Chambre des représentants a approuvé, le projet de relance de l’économie, d’un montant de 150 milliards de dollars, sur lequel la Maison Blanche et les députés tant républicains que démocrates s’étaient déjà entendus; un plan qualifié par le président de crucial dans son discours. Le Sénat examinera ce projet mercredi.

Les réactions individuelles des parlementaires et leaders politiques au discours du président Bush peuvent être réparties en deux groupes. Côté républicain, les félicitations au chef de l’exécutif américain abondent. « Le président a agi avec intelligence. Il s’est cantonné aux sujets pertinents… et il va continuer à s’activer pour progresser dans ces domaines au lieu de se présenter à 11 mois de la fin de sa présidence avec une liste complète de nouveaux objectifs », a souligné le représantant de Géorgie Jack Kingston.

Chez les démocrates, on est d’un tout autre avis. « Le président ne s’est pas adressé aux gens de ma génération, les jeunes Américains à la recherche de l’espoir, d’une vision qui leur offre la possibilité de prendre une nouvelle direction. Dans des domaines comme l’enseignement, la santé, le rapatriement de nos troupes en Irak, nous sommes complètement dans l’impasse », a affirmé la représentante de Floride Debbie Wasserman Shultz.

A noter qu’une suggestion du président Bush fait l’objet de nombreuses critiques dans les deux camps, à savoir la détermination du chef de l’exécutif à limiter la capacité des parlementaires à inclure dans les lois budgétaires des millions de dollars de fonds pour des projets bénéficiant à leur circonscription. Tant les démocrates que les républicains jugent de tels projets nécessaires à leur survie politique.

Sources

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Royaume-Uni : David Cameron défend une approche britannique de la multiculturalité du pays

Filed under: Article archivé, Europe, Politique, Royaume-Uni, Société — admin @ 5:00 am

David Cameron

29 janvier 2007. – David Cameron, chef du parti conservateur britannique a indiqué sa vision du futur d’une Grande-Bretagne multiculturelle dans un article publié par le journal The Observer le 28 janvier 2007.

Dans une critique acérée des efforts produits par le gouvernement du parti travailliste pour promouvoir l’identité nationale – qui inclut parmi d’autres choses un test de « britannicité » [1] pour les candidats à la citoyenneté du Royaume – il plaide pour « une culture commune définiée par le pluralisme et la tolérance et une approche distinctement britannique (calme, réfléchie, raisonnable) des sujets potentiellement incendiaires ».

Cameron est d’accord sur le fait qu’il existe une aliénation substantielle et une division au Royaume-Uni aujourd’hui et que « plusieurs milliers, voire millions, se sentent conspués, attaqués ». Cependant, il souligne que la solution n’est pas d’enchaîner ces gens à la britannicité mais faire en sorte qu’ils se sentent britanniques.

Selon lui, cela peut être accompli à la condition sine qua non d’offrir des opportunités égales et une éducation de qualité à chacun sans nier à qui que se soit la chance d’échapper à la pauvreté et d’accomplir leurs rêves.

Notes

Sources

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Justice : le retrait des décisions créatrices de droit

Le Palais Royal

29 janvier 2007. – Par une décision en date du 26 janvier 2007, la plus haute juridiction administrative française vient d’illustrer le principe du retrait des décisions créatrices de droit.

La SAS Kaefer Wanner a demandé l’autorisation de licenciement d’un salarié auprès de l’inspection du travail. Après avoir obtenu l’accord de l’administration, le ministre a cependant retiré cette décision au motif de l’irrégularité de la procédure de licenciement.

Ayant obtenu l’annulation de ce retrait devant le Tribunal administratif de Bordeaux, la Cour administrative d’appel de cette même ville a annulé celui-ci et rejeté la requête de la société devant cette juridiction.

Exerçant son contrôle de la cassation, le Conseil d’État vient de confirmer la décision d’appel. Les magistrats ont d’abord considéré que la décision retirée était créatrice de droit. Ce principe de cette décision a pour fondements l’arrêt Dame Cachet (CE 3 novembre 1922, Dame Cachet, rec. 790) et aussi l’arrêt Ternon (Conseil d’État, section, 26 octobre 2001, Ternon, concl. M. François Seners) qui opére la dissociation entre le délai de retrait de celui du recours contentieux. Selon la jurisprudence actuelle, l’administration ne peut retirer une décision individuelle créatrice de droits que dans un délai de 4 mois qui suit son édiction. Un tel retrait ne peut s’opérer que si celle-ci est illégale.

Après avoir estimé que la décision autorisant le licenciement d’un salarié était entachée d’une illégalité externe, le ministre était donc en droit de la retirer dans les délais impartis.

Sources

Wikinews
Cet article contient des éléments de journalisme de première main rédigé par un membre de Wikinews (voir la page de discussion pour plus de détails).
Ces articles peuvent être traduits en utilisant le Réseau de Traduction des Sources Primaires (WORTNET).


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Pages Droit en France de Wikinews. L’actualité du droit français
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January 28, 2007

Conjectures sur le plan de l\’ONU pour l\’avenir du Kosovo

Localisation de la Serbie en Europe

Localisation de la Serbie en Europe

28 janvier 2007. – Cinq jours après les élections législatives en Serbie, qui se sont déroulées dimanche 21 janvier 2007, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Kosovo, Martti Ahtisaari, ancien président de la République finlandaise, a présenté ses recommandations pour l’avenir de la province serbe à majorité albanaise, sous administration directe de l’ONU. Les détails du plan concocté par M. Ahtisaari ne sont pour le moment connus que des diplomates représentant les pays membres du « groupe de contact » (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Royaume-Uni et Russie) ainsi que de ceux représentant l’Union européenne et l’OTAN.

M. Ahtisaari a rencontré les diplomates représentant les pays membres du « groupe de contact » à Vienne, capitale de l’Autriche, au palais de la Hofburg, au cours d’une rencontre d’une heure et demie s’étant déroulée à huis clos. Selon Albert Rohan, adjoint de M. Ahtisaari pour l’élaboration de ce rapport, le contenu de celui-ci ne devrait pas être rendu public avant le courant du mois de mars, lorsqu’il sera soumis à l’examen du Conseil de sécurité de l’ONU.

Carte de la Serbie

Carte de la Serbie

Si le texte des propositions de M. Ahtisaari reste inconnu, diverses indiscrétions diplomatiques calculées donnent un aperçu de leur teneur. Il semble que le rapport cherche à promouvoir pour le Kosovo une forme de souveraineté très large, impliquant la possibilité pour la province nominalement serbe de demander son adhésion à diverses organisations internationales, tandis que des garanties très larges seraient données aux diverses minorités, dont la minorité serbe, d’obtenir une très large autonomie au sein de cette souveraineté, voire de conserver des liens avec la Serbie (sous une forme qui resterait à définir).

M. Ahtisaari entend présenter son plan, le 2 février, tant au gouvernement serbe actuellement dirigé par Vojislav Koštunica (lequel déclare pour le moment ne pas avoir l’intention de recevoir M. Ahtisaari) qu’aux autorités kosovares siégeant à Pristina, notamment le président Fatmir Sejdiu.

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, sans révéler le détail des propositions qui avaient été soumises par M. Ahtisaari, s’est déclaré d’accord sur les grands principes énoncés dans ce plan, insistant pour sa part sur la protection dont bénéficierait la minorité serbe du Kosovo à l’avenir.

Un diplomate occidental ayant conservé l’anonymat a par ailleurs fait savoir que la Russie préférerait, avant de se prononcer sur le contenu du plan de M. Ahtisaari, que la situation politique en Serbie soit un peu plus claire. Les élections législatives du 21 janvier n’ont en effet pas encore permis de dégager une majorité de gouvernement claire, avec un parti qualifié d’« ultranationaliste », le Parti radical serbe, en tête des formations politiques mais sans majorité parlementaire [1].

Vendredi 26 janvier avait également lieu, à Bruxelles, une réunion des représentants des 26 pays membres de l’OTAN, qui entretient au Kosovo une force composée d’environ 17 000 hommes. À l’occasion de cette réunion, qui traitait par ailleurs de la situation en Afghanistan, le secrétaire général de l’organisation, Jaap de Hoop Scheffer, ancien ministre néerlandais des Affaires étrangères, a affirmé que la KFOR (la force multinationale déployée au Kosovo depuis 1999, sous commandement de l’OTAN), continuerait à jouer son rôle durant tout le processus d’élaboration d’un statut pour la province sécessionniste serbe, voire au-delà, et n’a pas caché que les États membres étaient désireux de l’adoption rapide d’une résolution réglant enfin le statut de la province.

Composition ethnique du Kosovo en 2005

Composition ethnique du Kosovo en 2005

Les réticences de la Russie face à une éventuelle indépendance du Kosovo ne sont d’ailleurs un mystère pour personne. Le dernier signe en date a été la déclaration, mercredi 24 janvier à Strasbourg, du chef de la délégation russe à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Konstantin Kossatchev, qui s’est dit hostile à toute résolution de l’Assemblée qui se prononcerait en faveur de l’indépendance de la province serbe à majorité albanaise. La Commission des questions politiques avait en effet rédigé un rapport, présenté le 18 septembre dernier par Lord Russell-Johnston, rapport qui, sous couvert d’une vue d’ensemble de la « Situation actuelle au Kosovo », envisageait clairement l’indépendance de la province [2], tandis que la résolution 1453 de l’Assemblée, adoptée le 21 juin 2005, s’abstenait d’évoquer l’éventualité de l’indépendance, insistant sur la nécessité d’une « solution pacifique et mutuellement acceptable » (par le gouvernement serbe, la majorité albanaise et les minorités du Kosove) impliquant « des concessions de part et d’autre » [3].

M. Kossatchev avait d’ailleurs rappelé à cette occasion que l’élaboration d’un nouveau statut pour le Kosovo était, aux yeux de la Russie, du seul ressort du Conseil de sécurité de l’ONU [4].

La position de la Russie prend un certain relief si l’on songe que son accord est indispensable pour passer outre l’actuelle résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 10 juin 1999, qui, tout en accordant une « autonomie substantielle » au Kosovo au sein de la Serbie, l’avait placé sous administration directe de l’ONU.

Notes

Sources

Sources francophones
  • ((fr)) – Alexandrine Bouilhet« Kosovo : le plan de l’ONU divise les Occidentaux ». Le Figaro27 janvier 2007.
  • ((fr)) – Maurin Picard« Martti Ahtisaari a présenté ses propositions aux grandes puissances ». Le Figaro27 janvier 2007.
Sources anglophones
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Première en Israël : un musulman entre au gouvernement

Filed under: Article archivé, Asie, Israël, Moyen-Orient, Politique — admin @ 5:00 am

28 janvier 2007. – C’est en effet une première que vient de réaliser le Premier ministre d’Israël Ehud Olmert en intégrant dans son gouvernement Ghaleb Majadleh, député travailliste de 53 ans et surtout Arabe musulman, comme ministre sans portefeuille. Cette nomination, la première du genre depuis la création de l’État d’Israël en 1948, a été entérinée ce dimanche par le gouvernement à l’unanimité, à l’exception notable d’Avigdor Lieberman, leader du parti d’extrême-droite Yisraël Beïtenu. « Je le conçois comme une étape historique et importante en direction de l’égalité et de la promotion de la paix dans la région » a réagi Amir Peretz, ministre israélien de la Défense et chef du Parti travailliste.

Le principal intéressé a déclaré à la radio israélienne : « aujourd’hui, les citoyens arabes d’Israël ont eu le sentiment d’appartenir (au pays) et que 20% de sa population était maintenant représentée au gouvernement ». En effet, les descendants des Palestiniens restés sur le territoire du nouvel État en 1948 pensent être considérés comme des citoyens de seconde zone, vision contestée par les autorités du pays qui mettent en avant le fait que les Arabes (20 % de la population donc) ne sont pas discriminés et possèdent une représentation sans équivalence dans le monde musulman. Certains commentaires, comme celui du député arabe Jamal Zahalka, inclinent plutôt dans le sens de la perception arabe : « l’entrée au gouvernement de Ghaleb Majadleh causera du tort aux citoyens arabes. Elle ne change non seulement rien à la politique de discrimination raciste (de l’Etat) mais elle la légitime ».

Le nouveau ministre a pour sa part souligné l’historicité de la nomination, et le fait qu’au travers de lui, les Arabes prouveront qu’ils « sont dignes de remplir toute fonction ».

Sources

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