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December 31, 2006

Une plate-forme de glace, plus grande que l’île de Manhattan, à la dérive dans l’océan Arctique

Carte de l'océan Arctique
Carte de l’océan Arctique

Localisation de l'île d'Ellesmere
Localisation de l’île d’Ellesmere

Montage d'images satellite de la NASA, montrant l'île d'Ellesmere
Montage d’images satellite de la NASA, montrant l’île d’Ellesmere (au centre) et
une fraction du Groenland (à droite)

31 décembre 2006. – Une plate-forme de glace, plus étendue que l’île de Manhattan, s’est détachée, au cours de l’été 2005, de l’île d’Ellesmere, au Canada, à environ 800 kilomètres du pôle Nord et dérive librement dans l’océan Arctique.

Un chercheur de l’université d’Ottawa, Luke Copland, professeur de géographie, a déterminé, en étudiant les données fournies par les photographies envoyées par les satellites d’observation et celles fournies par les laboratoires de surveillance sismologique, que le phénomène s’était déroulé le 13 août 2005, en un laps de temps d’environ une heure.

La plate-forme de glace a une longueur d’environ 15 kilomètres, pour une largeur d’environ 5 kilomètres et une épaisseur moyenne estimée à 30 à 40 mètres, et sa superficie est de 66 km² soit, selon un ordre de grandeur fourni par les médias, une surface équivalente à celle de 11 000 terrains de football.

Selon un chercheur de l’université Laval, Warvick Vincent, le choc provoqué par la séparation du bloc de glace du reste des glaciers de l’île d’Ellesmere a provoqué une secousse ressentie par des instruments de mesure sismologique situés à plus de 250 km du lieu du phénomène. M. Vincent s’est rendu sur place, à une date non, déterminée, pour constater le phénomène, et s’est exprimé devant la presse, jeudi 28 décembre 2006, pour donner un aperçu de ses observations et réflexions. Il s’agirait selon lui d’un « événement dramatique et inquiétant », qui montrerait que des éléments importants du Grand Nord canadien seraient en train de disparaître, après avoir subsisté durant des millénaires. Il y voit notamment le signe d’une possible accélération d’un changement de climat.

De son côté, Luke Copland souligne que, si la plate-forme de glace est actuellement bloquée par les conditions hivernales de l’océan Arctique qui l’enserrent avec la banquise, il existerait un risque non négligeable, lors du dégel estival, d’une dérive de la nouvelle île de glace en direction du sud-ouest, vers la mer de Beaufort, où sont concentrées diverses activités de forage pétrolier et gazier. Cette dérive éventuelle serait selon susceptible de faire courir des dangers tant aux plate-formes de forage qu’aux navires qui circulent dans la zone.

Sources

Sources anglophones
Sources francophones
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Espagne : suspension du dialogue avec l\’ETA à la suite de l\’attentat d\’hier

Filed under: Article archivé, Espagne, Europe, Politique, Terrorisme — admin @ 5:00 am

31 décembre 2006. – L’organisation terroriste séparatiste basque ETA a hier perpétré un attentat à la voiture piégée à l’aéroport international de Madrid. Son bilan provisoire est de 4 blessés et de 2 disparus de nationalité équatorienne, bien que le parking visé ait été entièrement détruit par l’explosion.

Cet acte a entraîné une suspension immédiate des pourparlers entre le gouvernement espagnol de Jose Luis Rodriguez Zapatero et l’ETA, qui avait pourtant déclaré un cessez-le-feu il y a 9 mois : « Le gouvernement considère que cet attentat est absolument incompatible avec le cessez-le-feu décrété il y a 9 mois… par conséquence et puisque les conditions n’ont pas eté respectées, j’ai demandé la suspension de toutes les initiatives liées au développement du processus de paix ». Bien que les discussions avaient mis du temps à se mettre en place, le Président du Conseil était optimisme jusqu’à présent quant aux débouchés attendus. Pour Arnaldo Otegi, dirigeant de Batasuna, branche politique du mouvement basque, le processus de paix est plus nécessaire que jamais. Cependant, son organisation a pointé du doigt un manque de concessions de la part du Gouvernement espagnol, justifiant ainsi la reprise des attentats.

Sources

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De nouveaux développements concernant l\’exécution de Saddam Hussein

31 décembre 2006. – The International Herald Tribune précise le déroulement de l’exécution, à l’heure où est mise à jour une autre vidéo filmant la scène. Cette dernière, probablement filmée par un téléphone portable, est de moins bonne qualité que la précédente.

Vers 5 heures (heure locale) l’ancien Raïs a été transféré par les troupes américaines depuis le camp américain Cropper, situé près de l’aéroport de Bagdad, vers le camp Justice, lui aussi américain, au centre de la ville. Il fut remis aux forces de polices irakiennes qui l’ont exécuté dans une salle spécialement aménagée à la prison de Khadimiyah, située au nord de la capitale.

Saddam Hussein aurait pu apercevoir la couleur de la peau de ses bourreaux masqué et aussi distinguer leur accent particulier du sud du pays sous contrôle chiite. Peu après, sur la potence, le condanmé a eu après des échanges verbaux avec l’un des gardes. Ce dernier l’aurait maudit : « Que Dieu te damne ! », Saddam Hussein lui aurait rétorqué la même chose.

L’ouverture de la trappe aurait eu lieu à 6 h 10, et, selon les témoins, le supplicié serait mort rapidement en moins d’un minute. Il aurait été laissé pendu pendant neuf autres minutes avant que soit constaté officiellement son décès.

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Une plate-forme de glace, plus grande que l’île de Manhattan, à la dérive dans l’océan Arctique

Carte de l’océan Arctique

Localisation de l’île d’Ellesmere

Montage d’images satellite de la NASA, montrant l’île d’Ellesmere (au centre) et
une fraction du Groenland (à droite)

31 décembre 2006. – Une plate-forme de glace, plus étendue que l’île de Manhattan, s’est détachée, au cours de l’été 2005, de l’île d’Ellesmere, au Canada, à environ 800 kilomètres du pôle Nord et dérive librement dans l’océan Arctique.

Un chercheur de l’université d’Ottawa, Luke Copland, professeur de géographie, a déterminé, en étudiant les données fournies par les photographies envoyées par les satellites d’observation et celles fournies par les laboratoires de surveillance sismologique, que le phénomène s’était déroulé le 13 août 2005, en un laps de temps d’environ une heure.

La plate-forme de glace a une longueur d’environ 15 kilomètres, pour une largeur d’environ 5 kilomètres et une épaisseur moyenne estimée à 30 à 40 mètres, et sa superficie est de 66km² soit, selon un ordre de grandeur fourni par les médias, une surface équivalente à celle de 11000 terrains de football.

Selon un chercheur de l’université Laval, Warvick Vincent, le choc provoqué par la séparation du bloc de glace du reste des glaciers de l’île d’Ellesmere a provoqué une secousse ressentie par des instruments de mesure sismologique situés à plus de 250 km du lieu du phénomène. M. Vincent s’est rendu sur place, à une date non, déterminée, pour constater le phénomène, et s’est exprimé devant la presse, jeudi 28 décembre 2006, pour donner un aperçu de ses observations et réflexions. Il s’agirait selon lui d’un «événement dramatique et inquiétant», qui montrerait que des éléments importants du Grand Nord canadien seraient en train de disparaître, après avoir subsisté durant des millénaires. Il y voit notamment le signe d’une possible accélération d’un changement de climat.

De son côté, Luke Copland souligne que, si la plate-forme de glace est actuellement bloquée par les conditions hivernales de l’océan Arctique qui l’enserrent avec la banquise, il existerait un risque non négligeable, lors du dégel estival, d’une dérive de la nouvelle île de glace en direction du sud-ouest, vers la mer de Beaufort, où sont concentrées diverses activités de forage pétrolier et gazier. Cette dérive éventuelle serait selon susceptible de faire courir des dangers tant aux plate-formes de forage qu’aux navires qui circulent dans la zone.

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Somalie : pression militaire croissante contre le « réduit » de Kismaayo

Filed under: Afrique, Article archivé, Politique, Somalie, Éthiopie — admin @ 5:00 am

Carte de la Somalie

31 décembre 2006. – Trois jours après l’arrivée à Mogadiscio, capitale de la Somalie, des troupes militaires du gouvernement intérimaire d’Ali Mohamed Gedi, avec l’appui de l’armée éthiopienne, la pression s’accroît contre les troupes restées fidèles à l’Union des tribunaux islamiques, réfugiées à Kismaayo, ville portuaire située à environ 500 km au sud-ouest de la capitale.

Selon l’agence de presse somalienne Shabelle, le cheikh Sharif Ahmed, président du comité exécutif de l’Union des tribunaux islamiques (UIC), aurait appelé « les combattants des tribunaux islamiques, ceux qui les soutiennent et chaque vrai musulman » à « lancer une insurrection contre les troupes éthiopiennes en Somalie », ajoutant que, selon lui, « les Éthiopiens ne réussiraient jamais leur mission en Somalie ».

Le cheich Sharif Ahmed a profité, samedi 30 décembre 2006, de la présence de plusieurs milliers de personnes réunies dans un stade pour fêter l’Aïd el-Kébir, pour exhorter les hommes à « défendre [leur] pays » : « Notre pays est sous occupation, aussi avons-nous décidé de combattre. Nous nous multiplierons pour chasser ces occupants de notre pays. »

Il avait auparavant expliqué le repli de l’UIC vers Kismaayo par le souci d’« éviter un bain de sang dans la capitale », tout en démentant que les tribunaux islamiques aient « perdu la guerre sainte contre leurs ennemis », affirmant en outre que « les tribunaux islamiques sont encore vivants et prêts à lutter contre les ennemis de Dieu ».

En dépit de ces exhortations, la situation militaire de l’UIC apparaissait, samedi soir, assez précaire, les tribunaux islamiques ne semblant disposer que d’environ 3 000 soldats, tandis que l’alliance entre l’Éthiopie et le gouvernement somalien intérimaire semblait disposer d’une nette supériorité en armements.

Une stratégie d’encerclement de Kismaayo [1] semble privilégiée par M. Gedi, qui se dit toutefois prêt à discuter avec des représentants de l’UIC, tout en n’excluant pas, si nécessaire, un recours à la force. Vendredi, le Premier ministre intérimaire avait pourtant exclu l’éventualité de discussions avec l’UIC.

On note par ailleurs la présence de navires de la 5e flotte américaine dans les eaux internationales au large de la côte somalienne.

Notes

Sources

Sources anglophones
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Saddam Hussein est enterré dans son village natal

31 décembre 2006. – L’ancien chef de l’État irakien, Saddam Hussein, a été inhumé dans son village natal d’Al-Aouja, moins de 24 heures après son exécution.

Les autorités irakiennes avaient voulu, dans un premier temps, l’enterrer secrètement dans une tombe anonyme. Cependant, des négociations, se sont tenues entre Américains, autorités irakiennes et celles du pays d’origine du défunt, afin de décider du sort à réserver à sa dépouille.

Finalement, le corps aurait été rapatrié par un hélicoptère de l’armée américaine pour y être enterré à 4 heures (heure locale). Selon un proche de sa famille, Moussa Faraj : « Saddam Hussein a été enterré dimanche à 4 heures, dans un bâtiment construit au cours de son règne, dans le centre d’Aouja. Les Américains voulaient l’enterrer le plus rapidement possible. » [1]

Plusieurs centaines de personnes se sont déjà recueillies devant la tombe de l’ancien raïs. Selon l’AFP, un membre de sa famille, Saad al-Hramer, aurait affirmé que « Le corps de Saddam Hussein portait des traces de torture. »

Ouja, est aussi le lieu où ses deux fils ont été enterrés, dans le cimetière communal situé à trois kilomètres de là.

Notes

Sources

Sources francophones
Sources anglophones
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Procréation médicalement assistée : une femme âgée de 67 ans donne naissance à des jumeaux

Filed under: Article archivé, Espagne, Europe, Santé — admin @ 5:00 am

31 décembre 2006. – Une femme âgée de 67 ans, de nationalité espagnole et originaire d’Andalousie, a donné naissance, samedi 30 décembre 2006, à des jumeaux.

L’accouchement s’est déroulé à l’hôpital Sant Pau de Barcelone (Catalogne), spécialisé dans le suivi des grossesses à risque et les accouchements difficiles. Les médecins ont eu recours à une césarienne pour faciliter la délivrance de la parturiente.

Les autorités hospitalières, qui n’ont pas révélé l’identité de la patiente, ont annoncé que la mère et les deux enfants, dont le sexe n’est pas indiqué, se portaient bien, bien que les deux bébés aient été placés en couveuse.

La patiente, dont c’était la première grossesse, avait eu recours à une insémination artificielle pratiquée aux États-Unis.

À la suite de cette naissance, elle détient désormais le record de la femme la plus âgée ayant mis au monde un enfant. Ce record était précédemment détenu par une Roumaine, Adriana Iliescu, âgée de 66 ans, qui avait donné naissance à une petite fille en janvier 2005, après une grossesse au cours de laquelle elle avait perdu un des jumeaux attendus.

Sources

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La mort de Saddam Hussein provoque encore des réactions et bien des interrogations dans le monde

Sommaire

31 décembre 2006. – L’exécution, hier, de l’ancien président irakien, suscite toujours des réactions dans le monde. Le monde musulman est sous la surprise et la consternation.

Dans le monde arabo-musulman

En Irak

Hormis les réactions des autorités irakiennes, la population paraît divisée au sujet de sa mort. Les sentiments vont de la joie à l’inquiétude, voire à la vengeance du côté sunnite. « L’exécution de Saddam ne résoudra pas les problèmes en Irak. La plupart d’entre nous espérait sa mort, mais la situation est en train de s’aggraver maintenant. » affirme un habitant de Baquba, au chômage.

À Tikrit, fief du défunt, un étudiant renchérit : « L’exécution du Président irakien Saddam Hussein est une catastrophe pour les Irakiens et le Moyen-Orient. »

Du côté kurde, le sentiment général irait dans le sens qu’il soit exécuté après le procès Anfal concernant le génocide kurde lequel a coûté la vie à près de 182 000 personnes.

Enfin, chez les partisans du défunt, à Tikrit, l’heure est à la vengeance.

En Arabie saoudite

La Saudi Press Agency a désapprouvé le fait que l’exécution de la sentence ait coïncidé avec l’Aïd el-Kebir et estimé que « des millions de musulmans se seraient attendus à ce que le monde entier, et pas seulement les dirigeants politiques des pays islamiques, considèrent [cette fête] avec respect, plutôt que de la négliger ».

Le quotidien Al-Watan a souligné, dans son article, que « la rapidité avec laquelle Saddam Hussein a été exécuté, surtout au premier jour de l’Aïd al-Adha, a suscité un sentiment d’étonnement et de consternation dans les milieux saoudiens, arabes et musulmans ». Même son de cloche pour Okaz qui s’est étonné que « Saddam Hussein ait été exécuté au premier jour de l’Aïd à l’issue d’un procès bref. »

En Égypte

Un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a regretté le choix d’une importante fête musulmane pour procéder à l’exécution, alors que l’Aïd-el-Kebir devrait être « une occasion de miséricorde et de tolérance » et exprimé à demi-mots ses craintes d’une aggravation de la situation en Irak.

En Libye

En Libye, pays dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi, trois jours de deuil national ont été décrétés en l’honneur du « prisonnier de guerre Saddam Hussein ». Ce deuil comprend l’annulation de toutes les fêtes, y compris celle de l’Aïd

Au Maroc

Deux manifestations, de faible ampleur, ont eu lieu devant la représentation des Nations unies à Rabat et devant le consulat américain à Casablanca. Des slogans hostiles aux États-Unis ont été entendus, mais on ne rapporte pas d’autres incidents.

Au Qatar

Le quotidien qatari Al-Raya qualifie cela de procès politique. Selon ce journal, « l’exécution de Saddam avec cette rapidité prouve que c’est Washington qui planifie et gère les affaires et que le gouvernement irakien exécute simplement les ordres. » Certaines personnes pourraient voir, en lui, un héros national, mettant les autorités irakiennes dans une position peu confortable.

En Tunisie

Le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé ses regrets qu’une telle exécution soit faite le jour de l’Aïd El Adha. En outre, l’exécution de Saddam Hussein, « en ce jour, est une grave atteinte aux sentiments des peuples musulmans, au moment où ils célèbrent une fête religieuse sacrée. »

Ce sentiment est partagé dans la rue où les États-Unis sont pointés du doigt par la population.

Le Parti démocratique progressiste a vivement critiqué l’empressement des Américains à faire exécuter l’ancien raïs. Il a qualifié tout cela de mascarade judiciaire et d’esprit de vengeance.

En Europe

Commission européenne

Un porte-parole de Javier Solana, haut représentant de l’Union européenne pour la politique extérieure, a souligné que l’UE condamne les crimes commis par Saddam Hussein. mais qu’elle est opposée à la peine de mort.

En France

L’État français, par la voix de son Ministre des Affaires étrangères a « pris acte de cette exécution ».

En Italie

L’ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, a qualifié cette exécution d’erreur politique et constitue « un pas en arrière sur le difficile chemin de l’Irak vers la pleine démocratie. »

En Russie

Marianna Belenkaïa, journaliste à RIA-Novosti, soulève bien des interrogations sur les véritables motifs de l’exécution de Saddam Hussein. Dans son article, elle explique l’implication des puissances étrangères dans la dictature de Saddam Hussein. Selon l’intéressée, l’ancien raïs avait obtenu pratiquement le feu vert de Washington avant d’envahir Koweit.

Sur la question kurde, il semblerait, selon cette journaliste, qu’un « protocole de collaboration » aurait été élaboré avec la Turquie. Ce protocole aurait été évoqué pour la première fois devant les juges du procès Anfal, lors de l’audition des ordres du général Nazar Abdelkarim Al-Khazraji aux commandants du premier et du cinquième corps de l’armée irakienne. « Les détails du protocole n’ont pas été divulgués. Il n’y a eu jusqu’ici aucune confirmation officielle de la coopération entre Ankara et Bagdad dans le génocide des Kurdes. Mais si on en trouve des preuves, les conséquences pourraient être imprévisibles », explique la chroniqueuse.

« Saddam Hussein devrait donc partager la responsabilité des crimes avec beaucoup de personnes en Irak et à l’étranger tout comme le dirigeant de n’importe quel pays. Mais cela ne sera plus important après sa mort. Le dictateur a emporté beaucoup de secrets dans sa tombe. Pourtant on aurait pu tirer beaucoup de leçons historiques pendant le procès de Saddam Hussein, » a-t-elle expliqué.

En Slovaquie

Le gouvernement slovaque, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a précisé que la Slovaquie « a toujours clairement et résolument condamné les crimes commis par le régime de Saddam Hussein, mais elle rejette également la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances ».

En Suisse

Les autorités fédérales ont fait savoir qu « Il devait être jugé et sanctionné en conséquence.” Saddam Hussein était un criminel, mais le DFAE désapprouve son exécution. (…) la peine de mort n’est pas justifiable, même pour les crimes les plus graves. » Elle conclut que « la réconciliation est une condition indispensable pour construire une société où prévalent la stabilité, la démocratie et la paix. »

Dans la presse européenne

Le sentiment général de la presse européenne est négatif face à l’exécution spectacle de l’ancien dictateur.

La Stampa de Turin, de même que le quotidien roumain, Evenimentul Zilei, justifient cette exécution. Pareil pour le quotidien croate Jutarnji List, qui y place un bémol en pointant du doigt l’incompétence de l’administration Bush. Le quotidien estime que les dirigeants américains ont transformé l’Irak en l’un des endroits les plus dangereux de la planète.

Le reste de la presse est beaucoup plus critique vis à vis de cette exécution. Les qualificatifs de « spectacle télévisé », « spectacle barbare. » reviennent fréquemment dans la presse. Cette dernière se montre très sceptique sur un hypothétique apaisement en Irak mais ont le sentiment que cela risquera de jeter de l’huile sur le feu.

En Afrique

Maurice

Cassam Uteem, ancien président de la République de 1992 à 2002, a estimé que Saddam Hussein « n’a pas eu un procès équitable et [que] la cour mise en place par les autorités irakiennes, avec le soutien des Américains, ne pouvait [lui] rendre justice [...] » et a condamné « la mise à exécution de la sentence de la cour le jour de la fête Aïd el Adha ».

En Amérique du Sud

En Argentine

Le président Nestor Kirchner, qui rappelle l’opposition de son gouvernement à la peine de mort, estime que « l’exécution de l’ex-président Hussein ne contribuera pas au processus de pacification du pays et n’aidera pas non plus à la réconciliation entre les différentes communautés qui composent la société irakienne ».

Au Brésil

Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil, a déclaré : « Je ne sais pas si la sentence contre Saddam Hussein était un acte de justice ou bien si elle était une vengeance ».

En Asie

En Inde

Le gouvernement fédéral est resté mesuré dans sa réaction, le ministre des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee, ayant indiqué que le gouvernement avait « expressément émis le souhait que cette excécution n’ait pas lieu » et qu’il était « très déçu qu’elle ait eu lieu ». Les grands partis politiques ne se sont pas astreints à cette réserve diplomatique. Janardan Dwivedi, porte-parole du Parti du Congrès, au pouvoir, condamne clairement la pendaison de Saddam Hussein, qualifiée de « justice de vainqueurs », contre laquelle il aurait auparavant mis en garde.

Le Parti communiste d’Inde (maoïste), allié du Parti du Congrès, est encore plus sévère, en qualifiant cette pendaison d’« acte illégal et criminel d’un pouvoir d’occupation impérialiste » qui n’aurait « pas le droit de violer la souveraineté nationale et de faire passer en justice ceux qu’ils ont illégalement renversés ». Nilotpal Basu, leader de cette formation, estime que « la hâte mise à exécuter Saddam est très suspecte ».

Certains dirigeants de la minorité musulmane indienne, comme Kamal Farooqi, estiment que cette pendaison « créera de nouveaux problèmes et affectera la paix dans le monde ».

Sources

Sources francophones
Sources anglophones
Source hispanophone
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Indonésie : plusieurs centaines de disparus dans le naufrage d’un ferry en mer de Java

Filed under: Article archivé, Asie, Catastrophe, Indonésie, Transports — admin @ 5:00 am
Localisation de l’Indonésie

Localisation de la province
de Kalimantan Centre

Localisation de la province
de Java Centre

31 décembre 2006. – Plusieurs centaines de personnes sont portées disparues dans le naufrage en mer de Java du ferry Senopati Nusantara, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 décembre 2006.

Le ferry, qui transportait, selon les sources, entre 542 et 628 passagers (pour une capacité totale de 850), effectuait une traversée d’environ 500km entre le port de Kumai, dans la province indonésienne de Kalimantan Centre (île de Bornéo), et le port de Semarang, chef-lieu de la province de Java Centre, sur la côte septentrionale de l’île de Java.

Le navire semble avoir essuyé, vers minuit, heure locale, une tempête au cours de laquelle des vagues de plus de cinq mètres de haut l’ont sévèrement endommagé, entraînant son rapide chavirage.

Les autorités maritimes de Semarang, immédiatement alertées par la radio du ferry, ont rapidement dépêché, sur les lieux du naufrage, des équipes de sauvetage, notamment héliportées, pour tenter de retrouver des survivants.

On signale que 28 personnes auraient été secourues, dont un nombre indéterminé retrouvées à bord d’un canot de sauvetage, tandis qu’un enfant aurait eu la vie sauve grâce au port d’un gilet de sauvetage. D’autres sources parlent d’une centaine de naufragés secourus par des bateaux de pêche présents dans la zone du naufrage, proche de l’île de Mandalika.

Les secours semblaient considérablement gênés par de mauvaises conditions de visibilité dues à la tempête qui faisait rage en mer de Java, et l’espoir de retrouver des survivants s’amenuisait d’heure en heure.

Selon le ministre indonésien des Transports, Hatta Rajasa, le navire avait été construit par un chantier naval japonais et mis en service en 1990 et semblait présenter toutes les garanties de sécurité pour rester en service.

Sources

Sources anglophones
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Espagne : suspension du dialogue avec l’ETA à la suite de l’attentat d’hier

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31 décembre 2006. – L’organisation terroriste séparatiste basque ETA a hier perpétré un attentat à la voiture piégée à l’aéroport international de Madrid. Son bilan provisoire est de 4 blessés et de 2 disparus de nationalité équatorienne, bien que le parking visé ait été entièrement détruit par l’explosion.

Cet acte a entraîné une suspension immédiate des pourparlers entre le gouvernement espagnol de Jose Luis Rodriguez Zapatero et l’ETA, qui avait pourtant déclaré un cessez-le-feu il y a 9 mois : « Le gouvernement considère que cet attentat est absolument incompatible avec le cessez-le-feu décrété il y a 9 mois… par conséquence et puisque les conditions n’ont pas eté respectées, j’ai demandé la suspension de toutes les initiatives liées au développement du processus de paix ». Bien que les discussions avaient mis du temps à se mettre en place, le Président du Conseil était optimisme jusqu’à présent quant aux débouchés attendus. Pour Arnaldo Otegi, dirigeant de Batasuna, branche politique du mouvement basque, le processus de paix est plus nécessaire que jamais. Cependant, son organisation a pointé du doigt un manque de concessions de la part du Gouvernement espagnol, justifiant ainsi la reprise des attentats.

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