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June 16, 2014

France : toujours pas d’accord entre syndicats et gouvernement au sujet de la réforme ferroviaire

France : toujours pas d’accord entre syndicats et gouvernement au sujet de la réforme ferroviaire

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16 juin 2014. – Toujours pas d’accord dans le conflit opposant deux des principaux syndicats du rail : la et Sud-Rail, et le gouvernement. Syndicats et grévistes continuent de demander le retrait de la réforme ferroviaire, qui doit être examinée au Parlement à partir de demain, alors que le gouvernement reste de son côté inflexible. Manuel Valls a rappelé sur France Info qu’il n’était pas question de reporter l’examen de la réforme ferroviaire.

Néanmoins, la SNCF annonce dans un communiqué avoir reçu pour la première fois depuis le début de la grève, la CGT-Cheminots et Sud-Rail en vue d’évoquer « divers aspects de la politique sociale », comme les salaires, le temps de travail et les embauches. L’entreprise publique ferroviaire française précise toutefois que la réforme ferroviaire n’a aucunement été évoqué : elle souligne selon elle « l’absence de relation avec le projet de loi sur la réforme ferroviaire, qui motive depuis 6 jours déjà les appels à la grève de la CGT et de SUD-Rail ».

Début de l’examen demain au parlement[]

C’est donc ce mardi 17 juin à l’Assemblée nationale que débutera l’examen du projet de loi pourtant sur la réforme ferroviaire, en vue de stabiliser la dette du secteur ferroviaire. Elle prévoit de regrouper dans une structure triple la SNCF et Réseau ferré de France. Celle-ci sera composé d’un holding de tête avec deux filiales : SNCF Réseau, qui s’occupera de la gestion du réseau, tandis que SNCF mobilités se chargera de l’exploitation, autrement dit, de la circulation des trains.

En effet, la dette des deux entités du rail français actuels, la SNCF et RFF, n’a cessé de croître, et pourrait l’être jusqu’en 2017 selon Jacques Rapoport, le président de RFF. La nouvelle structure prévoit d’économiser 1 500 000 000 € par an et permettra de préparer l’entreprise à l’ouverture totale à la concurrence au rail français.

Les syndicats exigent une autre réforme[]

Cette réforme est fortement désapprouvée par les syndicats qui réclament « une réelle réunification » autour de l’entreprise mère, la SNCF, et un contrat avec l’État en vue de « répondre aux attentes de la population en matière de service public de transports ». Ils craignent également que le financement futur du réseau se fasse « sur le dos des cheminots », par des gains de productivité et des nouvelles suppressions d’emploi. La CGT-cheminots, par la voix de Thierry Nier, demande par ailleurs un grand débat télévisé sur l’avenir de la SNCF « pour que les Français aient l’ensemble des éléments pour juger ».

En attendant, la SNCF, comme le gouvernement persistent à demander l’arrêt de la grève en cours. L’entreprise publique se dit prêt à « souhaiter la reprise rapide d’un dialogue social normal autour de priorités définies d’entente avec toutes les organisations syndicales représentatives ».

Article connexe[]

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Évènements du 16 juin 2014

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June 18, 2013

France : 11e édition de Planete PME

France : 11e édition de Planete PME

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Remise du prix du concours Avenir-Métiers[1] lors de Planète PME
Source : Daniel Rodet.

Lors de la journée Planete PME, une centaine d’exposants ont accueilli 10300 visiteurs, dont près de 5000 chefs d’entreprises.

18 juin 2013. – la CGPME a organisé sa onzième journée nationale Planète PME au palais des congrès de Paris sous le titre « Voyons grand, soyons PME ». L’événement s’est notamment organisé autour des partenariats renforcés avec la BPI France, la banque populaire, le ministère du commerce (MOFCOM) de la République populaire de Chine et KPMG.

En guise d’ouverture, un grand débat patrons-salariés a réuni les dirigeants des cinq grandes organisations syndicales de salariés en France : Laurent Berger, Secrétaire général CFDT ; Carole Couvert, Présidente CFE–CGC ; Thierry Lepaon, Secrétaire général CGT ; Philippe Louis, Secrétaire général CFTC et Jean-Claude Mailly, Secrétaire général FO sur le thème « comment expliquer le faible taux de syndication dans les TPE ? ». En effet, la DARES estime que le taux de syndicalisation des salariés de PME/PMI françaises de moins de 50 salariés est en baisse à moins de 3,5%[2].

xpx Il s’agit de poser les bonnes questions pour agir ensemble au service du bien commun. xpx

— Jean-François Roubaud, président de la CGPME.

A titre de comparaison, la CGPME représente 1,7 million de PME françaises, revendique 600 000 adhérents[3],[4] par le biais de ses 200 branches professionnelles ou syndicats de métier et ses 121 unions territoriales. En tant que président de la CGPME, Jean François Roubaud a rappelé que « bien que les PME de moins de 249 salariés représentent que 52% de l’emploi salarié en France, elles sont à l’origine de 82% des emplois créés sur longue période »[5]. Il convient de rappeler que l’économie française est particulièrement concentrée puisque 200 « grandes entreprises » emploient 30 % des salariés et réalisent un tiers de la valeur ajoutée marchande[6].

Arnaud Berger de la banque populaire a décrit le marché émergeant de l’efficacité énergétique[7] qui devrait être boosté par une hausse de 50% du prix de l’énergie[8] et l’explosion de la bulle spéculative sur les gaz de schiste d’ici cinq ans. Il a rappelé comment les grands comptes avaient fermé les marchés émergents des énergies éoliennes et photovoltaïques aux PME[9], dès que la rentabilité de ces filières a atteint un nombre à deux chiffres[10]. Contrairement à l’Allemagne où ces marchés sont restés ouverts aux PME-ETI, cette captation par des gros opérateurs se serait traduit par la perte de dizaines de milliers d’emplois en France.

Planete PME s’est terminée par l’assemblée plénière animée par Bruno Fuchs en présence de Jean-François Roubaud, Fleur Pellerin, Franck Mesnel, François Pérol, Thierry Marx[11], Gérard Mestrallet, Nicolas Dufourcq et Jean-Marc Ayrault.

Pour prolonger l’événement, une soirée de networking a été organisée à partir de 18h30 jusqu’à 22h, comprenant deux heures de speed meeting[12] ayant pour objectif de mettre en relation plus de 500 dirigeants d’entreprise.


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Évènements du 19 juin 2013

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July 5, 2012

Chômage : Le nombre d\’emplois menacés est de 75 000 selon la CGT

Chômage : Le nombre d’emplois menacés est de 75 000 selon la CGT

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5 juillet 2012. – La (CGT) estime à 75 000 le nombre d’emplois menacés, contre 45 000 au mois de mai. Une hausse en concordance avec les dernières crainte en matières d’emploi : suppression de 5 122 postes à Air France d’ici à décembre 2015 ; de 1 000 à 4 000 emplois menacés chez le groupe Sanofi avec un plan d’économie de 2 000 000 000 € ; idem chez PSA où les syndicats craignent la suppression de 8 000 à 10 000 postes et des fermetures d’usines.

Chez Bouygues Telecom, la direction a confirmé mardi un plan de départs volontaires de 556 postes sur 9 800 salariés, tandis que SFR pourrait supprimer 1 000 postes. Des annonces qui font suite à la progression de Free Mobile dans le marché de la téléphonie.

La CGT tiendra les 9 et 10 juillet une conférence sociale. Pour Bernard Thibault, son secrétaire général : « C’est un moment important pour le gouvernement qui doit montrer un certain volontarisme à prendre des mesures pour changer en positif le quotidien des salariés ». Le secrétaire général, encore en fonction jusqu’en mars 2013, demande au gouvernement des mesures pour stopper la fermeture des sites performants et pour redéfinir le licenciement économique à l’aide une loi.

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May 24, 2012

France : malaise à La Poste

France : malaise à La Poste

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Manifestation du 26 octobre 2010 contre les nouveaux horaires.

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Localisation de la France
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24 mai 2012. – Les agents de La Poste ont manifesté avant-hier contre les conditions de travail et en faveur d’une hausse des salaires. À cette occasion, il ont fait grève ce jour là.

Dans le département de la , une cinquantaine de personnes à l’appel de la CGT-FAPT a manifesté devant la mairie de . Pendant plus d’une heure, deux élus de la ville ont reçu une délégation des représentants syndicaux. Elle était composée de Jean-Luc Sac, secrétaire départemental , de Florence Thinlot secrétaire de la section locale CGT de la plate-forme industrielle du courrier, ainsi que de Juan Martinez, membre du secrétariat de ladite section. Le secrétaire du sénateur-maire de Dijon leur a accordé aussi une audience.

Les représentants syndicaux ont dénoncé la dégradation permanente de la qualité du service public des postes. Cette question fut le temps fort de l’entretien entre les protagonistes, à la suite de la réorganisation du service du tri intervenue en juin 2011. À cette occasion, la direction générale a fermé le centre de tri de () pour centraliser le trafic de ce département à -.

Selon le syndicat, il manque une soixantaine de personnes pour faire le travail correctement en prenant en compte les intérimaires et les CDD. De plus, ils ont pointé du doigt l’absence de dialogue social, le « management à la coréenne » et les dégradations des conditions de travail. « On leur a mis tous les éléments en main pour qu’il les fassent remonter au nouveau gouvernement. C’était mieux de venir ici que d’aller rencontrer une fois de plus nos dirigeants », a affirmé Jean-Luc Sac.

Les autres postiers présents à la manifestation se sont plaint des nouveaux horaires de nuit « punitifs ». Avant, il avaient un rythme de travail de deux nuits sur quatre. Maintenant, il doivent accomplir trois nuits sur quatre, voire quatre nuits sur cinq par certains employés, soit entre 35 et 85 nuits supplémentaires par an.

Notes

Source[]

  • ((fr)) –  « Malaise à La Poste ». Le Bien public, page 9n° 84823 mai 2012.


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December 26, 2011

Grève des agents de sûreté aéroportuaire : un accord a été trouvé

Grève des agents de sûreté aéroportuaire : un accord a été trouvé

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Poste d'inspection/filtrage de Toulouse Blagnac

Poste d’inspection/filtrage de Toulouse Blagnac

26 décembre 2011. – Après onze jours de grève, les fédérations FO, CFTC, CFDT et UNSA du secteur aérien ont décidé aujourd’hui d’accepter les propositions du patronat, qui offrent une prime annuelle dans le but de sortir du conflit. La a indiqué de son côté qu’elle allait « consulter ses bases » pour savoir si elle allait signer ou non l’accord. Les agents devraient donc reprendre rapidement le travail.

Mais c’est l’amertume qui prédomine chez les grévistes, car le patronat ne satisfait pas toutes leurs revendications. « Je suis déçu. L’accord n’est pas complet. On parlait de salaires, et on se retrouve avec une prime » s’indigne Karim Mehadji, agent de sûreté depuis neuf ans. « C’est mieux que rien. On a quand même obtenu quelque chose. On va retourner à nos postes la tête haute » affirme Sébastien Ari, syndiqué FO, tandis que son confrère Andouani Altas déplore que le « le combat populaire » du départ se soit transformé en « combat politique » avec l’intervention des forces de l’ordre.

Le protocole d’accord signé par les syndicats « permet aux agents de sûreté de bénéficier d’une prime annuelle de 1 000 euros, d’une négociation qui débutera en janvier sur l’amélioration des conditions de travail » et de la sécurité de l’emploi lors d’un changement de prestataire, assure le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (SESA). Sur ces 1 000 euros, 750 seront garantis et 250 seront soumis à performance explique Patrick Thouverez, le président du SESA.

Ces agents travaille pour le compte des aéroports pour le contrôle des passagers. C’est une mission de service public qui était assuré par la police jusqu’à ce que l’Etat confie cette mission à des entreprises privées en 1996. Au début du mouvement (le 16 décembre), la grève entrainait des annulations de vols, en particulier à l’aéroport Lyon-Saint Exupéry. Les perturbations se réduisirent à des retard à l’embarquement.

Mais, invoquant la notion de mission de service public ainsi que la proximité de Noël, le gouvernement a mobilisé jeudi la Police aux frontières et la Gendarmerie des transports aériens pour remplacer le personnel gréviste. Cela n’a pas eue beaucoup d’influence sur les perturbations car ce personnel n’était pas habilité à utiliser les scanner à rayons X destiné à vérifier le contenu des bagages sans avoir à les ouvrir. Cette décision avait suscité de vives réactions politiques et syndicales et avait été qualifiée d’atteinte au droit de grève.

Sources


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October 8, 2011

Mayotte : des manifestations contre la vie chère dégénèrent

Mayotte : des manifestations contre la vie chère dégénèrent

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Carte de Mayotte.

8 octobre 2011. – Les manifestations ont commencées le 21 septembre dernier à l’appel de l’intersyndicale composée de la , la CFDT, FO et deux associations de consommateurs. L’île française de l’océan Indien est désormais paralysée par les protestations contre la vie chère, des barrages ont été érigés sur les routes. Des négociations ont été entamées le 29 septembre à la suite de débordements, et se poursuivent à un rythme soutenu, mais sans résultats.

Le pouvoir d’achat est un véritable problème pour ce nouveau département français : un « ancien » perçoit entre 150 et 300 € par mois, les handicapés sont encore délaissés, les chômeurs ne touchent aucune allocation et chaque travailleur doit faire vivre six personnes. Certaines denrées sont jusqu’à deux fois plus cher qu’à La Réunion. Du fait de la récente départementalisation, les agents passés à la fonction public territoriale ont fait grimper les charges sociales de 30 %. 80 % des budgets des collectivités sont désormais destinés aux frais de fonctionnement, pour grande part les salaires. Les investissements ont donc été drastiquement réduits, ainsi que le soutien d’association, les activités culturelles et les aides à l’ ; ce qui ne fait qu’amplifier le mouvement actuel.

Ces derniers jours, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se sont multipliés. Des renforts sont arrivés vendredi de La Réunion. Plusieurs marches ont eu lieu dans différentes villes du département, et les manifestants ont appelé à la fermeture de tous les commerces de l’île.

Vendredi, une fillette âgée de 9 ans a été blessée au visage par un tir de flash-ball à Longoni. Elle a était hospitalisée à Mamoudzou et devrait être évacuée vers un hôpital de La Réunion. Selon la préfecture, son pronostique vital n’est pas engagé.

Plus tard, c’est à Pamandzi (Petite-Terre) qu’un adolescent est renversé alors qu’il se trouve sur un barrage routier. D’après la gendarmerie, il aurait été percuté par un chauffeur de taxi qui tentait de forcer le barrage. L’adolescent se trouve en observation à l’hôpital de Mamoudzou.

Le conseil général de Mayotte a voté à l’unanimité vendredi une motion pour inciter l’État à compenser la réduction des taxes douanière imposée par le département.

La direction du a annoncé dans la soirée l’annulation de l’organisation dans l’île de la primaire socialiste qui se tiendra demain partout en France, en raison de la « situation tendue » sur place. La fédération PS du département « regrette cette situation et exprime ses plus vives inquiétudes quant à la suite des événements. Elle en appelle encore une fois au gouvernement pour mettre sur la table des moyens de négociation à la disposition du préfet » indique un communiqué transmis à l’AFP.

Thomas Degos, préfet de Mayotte, a lancé un appel au calme sur les médias locaux afin de prévenir tout débordement comme ceux de vendredi.

Sources


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June 26, 2011

France : le NPA choisit Philippe Poutou comme candidat à la présidentielle

France : le NPA choisit Philippe Poutou comme candidat à la présidentielle

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Le Nouveau Parti anticapitaliste a décidé de présenter Philippe Poutou, ouvrier et syndicaliste, comme candidat à l’élection présidentielle de 2012. Très peu connu, celui-ci devra notamment rassembler un parti divisé.

Drapeaux et banderoles du NPA lors d’une manifestation à Paris contre la réforme du système de retraite, le 2 octobre 2010.

26 juin 2011. – Les délégués élus par les militants du (NPA) ont désigné à 53 % comme candidat à l’ qui se tiendra les 22 mai et 6 juin prochains. Réunis hier et aujourd’hui en conférence nationale, ils se sont prononcés par 122 voix pour et 50 contre en faveur de cet ouvrier de 44 ans, suivant en cela l’avis majoritaire de la commission des candidatures. 11 délégués se sont abstenus et 47 n’ont pas participé au vote. Le parti va donc se lancer dans la collecte des 500 signatures d’élus nécessaires pour que leur candidat puisse participer à l’élection.

Ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), Philippe Poutou était militant à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avant d’adhérer au NPA. Délégué de la (CGT), il s’est fait connaître des médias en tant que syndicaliste, notamment en 2010 quand le constructeur automobile américain a annoncé la fin de la production sur le site, menaçant ainsi 2 000 emplois. Le conflit social qui s’ensuivit fut un succès partiel puisque la direction annonça en mai 2011 que 955 emplois seraient pérennisés. M. Poutou fut également candidat de la LCR en Gironde pour les élections législatives de 2007 (2,70 %), puis tête de liste du NPA en Aquitaine pour les régionales de 2010 (2,52 %) ; il fut en deuxième position sur la liste du NPA aux élections européennes de 2009 dans le Sud-Ouest (5,30 %)[1]. Malgré cela, il est quasi-inconnu dans l’opinion publique.

Les autres candidats possibles étaient les deux porte-parole, Myriam Martin et Christine Poupin, ainsi que Régis Louail, ouvrier chez Renault et militant politique et syndical. La Ligue communiste révolutionnaire, qui est à l’origine du Nouveau Parti anticapitaliste, avait présenté Olivier Besancenot aux élections présidentielles de 2002 et 2007. Jeune, dynamique et bon orateur, il avait réussi à acquérir dans l’opinion une importante sympathie qui avait été utilisée lors du lancement du NPA, vu comme un rassemblement anticapitaliste plus large que la LCR, petit parti trotskyste. Mais M. Besancenot avait annoncé début mai dans un courrier rendu public qu’il ne comptait pas être de nouveau candidat en 2012, mettant en garde « contre les risques politiques de la personnalisation à outrance » du parti. Il avait notamment pointé du doigt le fait que sa candidature avait été construite progressivement alors qu’il n’était que simple postier, et proposé de renouveler cette « audace » en continuant « de surprendre en présentant aujourd’hui d’autres anonymes » aux élections. Il avait également justifié son geste pour éviter que le parti ne se fige dans un comportement « conservateur » en ayant un « candidat rituel à l’élection présidentielle ». Le retrait de celui que beaucoup de militants voyaient comme le candidat naturel avait cependant jeté le parti dans l’incertitude.

Lors des élections dans les assemblées locales pour désigner leurs délégués, les militants ont eu à choisir entre trois textes nationaux, plus d’éventuelles positions locales. Le texte A, soutenu notamment par Alain Krivine, Christine Poupin et Olivier Besancenot, est arrivé en tête avec 50,2 % des suffrages. Le texte B, que soutenait entre autres Myriam Martin, en a recueilli 40,2 %. Les deux plateformes s’opposaient notamment sur l’attitude à avoir envers le , le texte A dressant un constat d’échec des discussions tandis que le texte B défendait une poursuite des négociations[2]. Les tenants de la position B remettaient également en cause l’existence d’une commission des candidatures, estimant que le candidat devait être choisi parmi les porte-parole ; Myriam Martin, la plus jeune des deux, avait leur préférence.

Les relations avec les différentes composantes de la gauche radicale, et notamment le Front de gauche, font partie des divergences au sein du NPA. 3 100 militants ont voté lors des assemblées locales de juin. Le parti revendiquait en février 6 000 membres, dont 4 500 à jour de cotisation. Il y a donc une baisse importante du nombre d’adhérents en comparaison aux plus de 9 000 de février 2009, lors de la fondation du parti, que certains attribuent à un repli sur les positions de l’ancienne LCR. Philippe Poutou, qui devra regrouper son parti, a déclaré aujourd’hui en conférence de presse qu’il « n’est pas question qu['il soit] un super candidat comme Olivier Besancenot. Il faut montrer un visage plus collectif pour éviter la personnalisation ».

À la gauche du Parti socialiste, Lutte ouvrière présente et le Front de gauche , après que, le 18 juin dernier, les militants du ont décidé à 59 % de se ranger derrière lui. Le Nouveau Parti anticapitaliste devra donc faire entendre son message alors que la gauche radicale n’a pas réussi à se rassembler : il entend promouvoir « un programme pour les luttes, pour leur généralisation », porté par « un candidat anticapitaliste, féministe, écologiste, antiraciste, internationaliste ». Le NPA compte mener une campagne collective et défendre notamment la socialisation des banques sous contrôle populaire, l’interdiction des licenciements, la planification énergétique et la sortie du nucléaire, la lutte contre les discriminations raciales et sexuelles, ainsi que la solidarité avec les travailleurs et les peuples opprimés ou en lutte, notamment en Europe et dans le monde arabe.

Notes

Voir aussi

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May 21, 2011

France : manifestation anti-G8 au Havre

France : manifestation anti-G8 au Havre

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7 000 personnes composaient le cortège d’après les organisateurs, 5 000 d’après la police.

En tête de cortège, une banderole « G8, dégage », en référence aux slogans tunisien et égyptien.

21 mai 2011. – Environ 7 000 personnes ont manifesté aujourd’hui au contre le sommet du prévu dans moins d’une semaine à Deauville. Réunis derrière plusieurs fanfares, des tables de camping, ils ont affiché et distribué des affiches ou des brochures aux passants, sous la surveillance du service d’ordre de la CGT[1]. Malgré cet important dispositif, plusieurs individus cagoulés ont brisé des vitrines à l’aide de tiges ou, vers la gare, jeté des projectiles et fumigènes en fin de journée. La manifestation s’est toutefois déroulée dans un climat « bon enfant », estime le quotidien Ouest-France.

Plusieurs syndicats étaient présents, rejoints par Europe Écologie – Les Verts, le , plusieurs associations comme la Ligue des droits de l’homme, Artisans du monde, Les Amis de la Terre ou encore Sortir du nucléaire. En tête du cortège, une banderole « G8 dégage, les peuples d’abord, pas la finance » précédait des drapeaux tunisiens et palestiniens. « Aidons l’argent à quitter les paradis fiscaux », « Désarmons les marchés financiers », « Français, immigrés, mêmes patrons, même combat », « Banquiers voleurs, patrons voyous », « Ne laissons pas les affaires du monde aux hommes d’affaires » étaient les principaux slogans de la journée.

La semaine prochaine, du 26 au 27 aura lieu le 37e sommet du G8, qui réunit les dirigeants de certains des pays les plus industrialisés : l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Japon, les États-Unis, le Canada et la Russie. 12 000 policiers, gendarmes et militaires seront mobilisés pour assurer la surveillance au sol, épaulés par plusieurs drones. D’autres manifestations sont prévues à Berlin et à Paris.

Notes

Galerie

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May 11, 2011

France : suicide d\’un inspecteur du travail dans les locaux du ministère du Travail, de l\’Emploi et de la Santé

France : suicide d’un inspecteur du travail dans les locaux du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé

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11 mai 2011. – Un inspecteur du travail, responsable national du SNUTEFE-FSU[1], a mis fin à ses jours, mercredi 4 mai 2011, en se précipitant dans une cage d’escalier de la tour Mirabeau, siège de la Direction de l’administration générale et de la modernisation des services (DAGEMO) du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé, Quai André-Citroën à , huit jours après un nouveau suicide au sein de .

« Tout ce qui est humain est nôtre »

Âgé de cinquante-deux ans et père de deux enfants, l’inspecteur du travail qui a mis fin à sa vie dans l’immeuble du ministère où se trouve la permanence syndicale du secteur « travail » de la FSU était engagé tant dans la vie syndicale en interne que dans la lutte aux côtés des travailleurs sans papiers et des chômeurs.

« Homme de convictions, dévoué et sincère », il était, pour ses collègues de travail et ses camarades du syndicat, « le genre d’homme que l’on souhaiterait pouvoir côtoyer sans fin parce que tout simplement humainement précieux. »

Un contexte de réformes au rythme effréné

Pour le syndicat, « [son] geste intervient dans un contexte où le rouleau compresseur de la RGPP[2] déstabilise les individus et les missions du ministère du Travail. »

La centrale syndicale ajoute dans son communiqué de presse : « Le rythme effréné des réformes, qui broient les services de l’État et leurs agents et détruisent les valeurs du service public, et l’incessant simulacre de dialogue social auront conduit [l'inspecteur] à l’épuisement et à une impasse, lui qui cherchait constamment l’unité syndicale et était en colère devant l’injustice. »

L’« effet miroir » des risques psychosociaux

En France, les pour cause de sont estimés par le Conseil économique et social à un mort par jour[3] (300 à 400 suicides par an pour des raisons professionnelles). Les derniers cas de suicides médiatisés ont concerné la centrale nucléaire de Chinon (EDF)[4], le Technocentre Renault[5], [6], Thales[7].

La fonction publique française n’est pas épargnée par la vague de suicides liés aux conditions de travail, les réformes entraînant des suppressions de postes et, selon les syndicats, une insuffisance d’évaluation des risques psychosociaux. Selon la et le SNUI on note les chiffres suivants :

  • Ministère du travail : 11 tentatives de suicide en 2010,
  • Ministère de l’Écologie : 19 suicides en 2010,
  • Ministère du Budget : 25 suicides en 2009,
  • Pôle emploi : 4 tentatives, 1 suicide en 2009,
  • Police : 33 suicides en 2009[8].

L’inspection du travail, en charge du contrôle de la mise en œuvre de la prévention des risques professionnels dans les entreprises subit de plein fouet, selon le témoignage d’un inspecteur du travail[9], l’« effet miroir » des risques psychosociaux et de la plainte des salariés du privé.

Notes

Voir aussi

  • ((fr)) « France Télécom : un salarié s’immole par le feu devant son ancien site de Mérignac ». Wikinews, 27 avril 2011.

Sources


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May 10, 2011

France : préavis de grève à la RATP pour vendredi

France : préavis de grève à la RATP pour vendredi

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10 mai 2011. – Quatre organisations syndicales de salariés de la , la , FO, SUD et l’UNSA, ont lancé un préavis de grève pour la journée du vendredi 13 mai. Les syndicats dénoncent « les conditions d’exploitation difficiles de la ligne, la sous-capacité par rapport aux nombre de voyageurs et la dégradation des conditions de travail », a expliqué à l’AFP Thierry Babec secrétaire général de l’UNSA.

« La direction peut s’attendre à une exploitation catastrophique, voire quasi nulle pendant toute la journée de vendredi. Le préavis est de 24 h », a-t-il ajouté, précisant que la grève débuterait à 4 h 45 vendredi matin, jusqu’à 1 h 30 samedi matin.

Le trafic sur les lignes A et B du RER risque d’être « fortement perturbé » sur les parties des lignes que gère l’établissement. Quant à celui du métro, des bus et des tramways, « normal », a précisé la RATP dans un communiqué.

Notes

Sources


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